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LE BLOG DE MEL POINAS

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Découvre nos articles et outils concrets pour appréhender ces merveilleuses caractéristiques en toute simplicité.

Comment réussir à quitter un pervers narcissique

Comment quitter un pervers narcissique ?

Petit zèbre, prends ton manteau on s’en va !

Je vais vous partager ici mon histoire, ou plutôt la fin de mon histoire, avec une perverse narcissique.

Car oui je fais partie des zèbres qui se sont fait piégés ! Il est extrêmement difficile de se rendre compte qu’on partage sa vie avec une personne perverse narcissique. Sortir de l’emprise d’un PN est sûrement l’étape la plus compliquée. Mais, heureusement, il est possible de se défaire des mécanismes de manipulation, et, quand on est surdoué, notre faculté de résilience est un immense atout ! 

De mon côté, j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Grâce à cette histoire je me suis complètement révélée, j’ai découvert que j’étais surdouée ! Aujourd’hui, je vois même cette ancienne relation comme une chance !!

Faire de cette relation toxique une opportunité !

Oui oui je dis bien une chance… Attention, je ne souhaite à personne de rencontrer un pervers narcissique. C’est sûrement l’expérience la plus violente et la plus traumatisante, au vrai sens du terme, que j’ai vécue. J’ai encore parfois des angoisses qui reviennent suite a cette relation.

Petit zèbre, si tu rencontres une méchante personne, tout n’est pas perdu !

Sortir de l’emprise d’un PN c est compliqué mais, comme j ai souvent tendance à dire, cela nous semble impossible jusqu’à ce qu’on le fasse !

Alors oui, cette relation je l’ai vécue comme une chance, parce que, grâce a cette personne, j’ai décidé de demander de l’aide. J’avais un passé qui me semblait chaotique, alors, lorsque cette personne a commencé à jouer avec ma structure et avec ma santé mentale, j’étais vraiment au bout de la roulette !

Le pire, c est qu’à la toute base, j ai cherché un psy parce que je pensais que j’avais un problème !

 

Zèbre non identifié = proie idéale pour les PN

Le fait d’être surdouée et de ne pas le savoir, l’impression d’être toujours décalée et, en plus, la rencontre avec cette personne, ça m’a vraiment fait l’effet d’une bombe !

Je me suis quand-même demandée, à un moment donné, si en fait j’étais pas complètement dingue !
Donc, si vous aussi, vous avez parfois l’impression d’être complètement marteau, rassurez-vous ! Non vous n’êtes pas fous, vous êtes juste différents 😉 !

 

Accepter de se faire aider et accompagner

 Quand je n’étais pas considérée comme quelqu’un avec une personnalité impulsive, on me disait, tout va bien, vous êtes tout a fait normale… hum hum ok. Je crois que le « vous êtes tout à fait normale » c’est pire que de me trouver une pathologie improbable !

L’importance de trouver la bonne personne.

Un jour, la révélation, le feeling, IT’S A MATCH ! J’ai enfin rencontré la psychologue qui m’a aidée à prendre la décision de quitter cette personne, qui m’a redonnée confiance en moi, et surtout, qui m’a aidée à comprendre que j’étais zèbre.

C’est très difficile d’accepter la situation qu’on est en train de vivre. On aime une personne, plus que tout, plus que nous-mêmes quand c’est un PN, et pourtant cette personne nous fait du mal…

Accorder sa confiance à un professionnel

Pour se rendre compte de cela et l’accepter, on doit vraiment avoir confiance envers le professionnel en face. Pour accorder cette confiance, il fait être à l’aise avec le professionnel et le considérer comme légitime pour nous aider dans cette reconstruction de nous-même.

C’est comme pour les zèbres. Si vous passez le WAIS avec un professionnel en pensant qu’il n’est pas zèbre, vous aurez peut-être plus de mal à valider les résultats du tests et à lui accorder votre confiance dans son analyse…

 

Les TCC : une thérapie qui agit sur l’instant présent

J’ai donc trouvé cette perle rare et j’ai commencé à travailler avec elle en janvier 2016. J’errais désespérément dans ma savane sans saveur depuis deux ans à la recherche du psy parfait. Donc, si vous ne trouvez pas du premier coup, surtout, NE VOUS DÉCOURAGEZ PAS !

Avec le recul, je pense qu’elle est zèbre… Mais c’est avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de recul, et après 3 ans de thérapie, (au moment où je reprends la correction de cet article écris il y a déjà plus d’un an), que je me fais cette remarque.

Les sciences cognitives et comportementales, une clé pour comprendre !

Dès le premier entretien, j’ai su que c’était elle ! Sa bienveillance, son sourire, son regard, j’ai tout de suite vu que c’était quelqu’un qui aimait les gens, qui aimait son métier, et qui était vraiment là pour m’aider ! Je crois qu’inconsciemment, j’ai senti ce feeling, cette résonance qui nous est si chère.

Elle a eu une phrase un jour pendant une séance où elle m’a dit que les patients choisissent autant leur psy, que le psy ces patients. Qu’elle était consciente qu’elle n’accrochait pas avec tout le monde et qu’elle ne pouvait pas aider tout le monde… J’ai trouvé ça super intelligent et honnête aussi de sa part.

C’est un ensemble de phrases, de notions qu’elle m’a partagées ou apprises qui font que je pense qu’elle est surdouée

Choisir soi-même ses axes de thérapie

Au début, elle m’a demandée sur quoi je souhaitais qu’on travaille. J’ai aimé cette démarche propre aux TCC qui fait que, en tant que patient, nous sommes maîtres de ce que nous voulons faire de notre thérapie. En tant que surdouée non détectée, j’avais des problèmes relationnels importants qui me prenaient vraiment la tête au quotidien !

C’est en parlant des problèmes au sein de mon couple, de nos différences de point de vue, d’attentes, des petites choses du quotidien, qu’au fur et à mesure des séances, je me suis rendue compte que j’étais toujours dans l’attente d’un miracle !

Miracle qui n’arrivait jamais… et qui n’est jamais arrivé !

Se rendre compte que l’on est dans une relation toxique avec un(e) pervers(e) narcissique

J’ai travaillé avec ma psychologue, pendant un an. Je sais aujourd’hui que je lui dois énormément. Depuis que je la consultais, tout dans ma vie s’améliorait !

Une meilleure gestion du quotidien

J’avais un job que j’adorais, mes collègues et mon équipe commençaient à vraiment m’apprécier et à me faire confiance ; avec ma famille, nos relations devenaient de plus en plus détendues, et on se voyait de plus en souvent avec plaisir…

Je commençais à mieux me connaître, à trouver ma place… La seule chose qui me rendait malheureuse, c’était mon couple.

Je ne me sentais pas soutenue, pas aimée, pas comprise et surtout dévalorisée…

 

Pervers narcissique : la solitude, l’attente, la frustration

J’étais tout le temps dans l’attente ! Dans l’attente d’un mot gentil, d’un geste tendre, de considération je crois… Et, comble de l’horreur, j’étais totalement dépendante affectivement ! Je ne prenais plus aucune décision sans son approbation, je vivais complètement à travers son regard.

Bizarrement, elle n’a jamais essayé de me dissuader d’aller chez le psy. Elle me faisait plutôt des insinuations du type, c’est difficile psychologiquement pour toi, ça coûte cher, c’est loin, c’est un investissement… C’est très pervers narcissique ça d’ailleurs : les insinuations malveillantes et culpabilisantes !

Mais rien de plus. De mon côté, à chaque fois que je sortais d’une séance, je me sentais reboostée ! J’aurais d’ailleurs pu discuter avec Anne des journées entières !

Et encore aujourd’hui, alors que ma relation avec cette femme à personnalité manipulatrice commence à être loin, je vois toujours Anne, de temps en temps, pour m’aider dans la construction de mon projet de vie.

De manière plus générale, la psychothérapeute s’est transformée en une sorte de coach de vie !

Prendre conscience du malaise et de notre état psychologique

En travaillant avec A., je sentais de plus en plus le malaise qu’il y avait dans mon couple. Au début, je pensais vraiment que le problème venait de moi.

Comprendre pourquoi on a été une cible privilégiée du pervers narcissique

J’étais un caractère difficile, j’étais trop exigeante, j’étais trop câline, bref j’étais trop ! Je culpabilisais, et de toute façon, quoi que je faisais, ça n’allait jamais.

Je parle au passé. Parce que maintenant, je sais qui je suis. Et même si, pour certaines personnes, je peux sembler encore too much, la différence avec cette époque, c’est que je n’essaie plus d’être celle que je ne suis pas.

Je suis zèbre. J’ai cette émotivité et cette hypersensibilité qui font de moi une personne sensible, intelligente et fragile. C’est pas grave d’être fragile. C’est plutôt une force et une qualité.

La liste des 30 caractéristiques des personnalités manipulatrice d’Isabelle Nazare-Aga.

Pendant une séance, au milieu du printemps, Anne m’a sortie une liste des 30 caractéristiques qu’on attribue à un pervers narcissique. Elle m’a demandée d’attribuer certaines de ces caractéristiques à ma compagne de l’époque.

En tant que zèbre, j’ai tout de suite vu où elle voulait en venir… Bon, c’était assez explicite pour le coup ! J’avoue que je me suis un peu renfermée. J’ai d’ailleurs dit non avant de lire la liste… Puis, j’ai lu la fameuse liste

Cette liste, je l’ai mise dans un coin de ma tête, je crois que je ne voulais pas y croire, pas me rendre à l’évidence…

Dépasser le déni quand on sort avec un pervers narcissique

Pourtant, plus les mois avançaient, plus le malaise entre ma compagne et moi s’amplifiait. J’ai commencé à me rebeller. Je ne sais pas si c’est lié au fait que je sois zèbre, je crois juste que ça devenait trop… Trop par rapport à ce que j’étais capable d’endurer psychologiquement.

J’étais sans cesse entre l’acceptation, le laisser couler pour essayer d’avoir la paix ou la colère et l’énervement ! Ensuite, venait la panique, l’angoisse de sa réaction, qu’elle parte, qu’elle soit encore distante, dure et froide. Et ressentir ce vide, encore et encore et de plus en plus intensément.

Je ne comprenais pas (merci la douance), qu’on puisse dire aimer quelqu’un et le maltraiter !

 

La rébellion et les avantages d’être zèbre !

Je pense qu’elle a sentie qu’elle perdait du terrain, que je commençais parfois à redevenir lucide… A contre-manipuler, et surtout parfois, à m’en foutre ! Dans le sens, je mérite mieux que ça ! Ce qui n’était jamais arrivé les deux premières années…

Reprendre le dessus et redevenir la personne qu’on était avant le pervers narcissique

En fait, je commençais à remettre en cause ses actes, son jugement, ses idées et du coup, je reprenais un petit peu confiance en moi.. En tout cas, je me disais que j’étais peut-être pas si folle !

En même temps j’étais crevée, fatiguée, et je venais de subir la pire blessure de ma vie en 25 ans de basket ! Fracture du Thalus (cheville), entorse des deux maléoles interne / externe et trois ligaments arrachés… Pour ceux qui s’y connaissent un peu en trauma, bon c’est trois mois de béquilles, 9 mois de rééducation, pas de course avant 6 mois si tout va bien… Bref, saison terminée, future début de saison très compromis…

Du coup physiquement, c’était toujours très difficile. J’étais plus du tout autonome… Donc je dépendais d’elle pour tous mes déplacements, y compris pour aller travailler parce que je n’avais pas voulu me mettre en arrêt pour ne pas m’isoler...

J’ai bien fait car le travail et surtout mes collègues ont été d’une aide vraiment précieuse à cette époque.

La découverte de la liste et ma blessure : coïncidence ?

Je dis toujours qu’il n’y a pas de hasard… Les mois qui ont suivi la fameuse liste ont été des mois de conflit. C’était éprouvant psychologiquement et physiquement parce que j’ai fait une algodystrophie de la cheville (en gros un blocage inexpliqué avec des douleurs constantes, souvent lié à un choc émotionnel).

Aujourd’hui, 3 ans après, je sais que ces douleurs inexpliquées et ce blocage étaient liés à cette histoire. Peu de temps après notre séparation, j’ai repris la course à pied et je me suis mise au trail sans plus aucune douleur aux chevilles.

Je suis un zèbre qui déteste le conflit ! Je pouvais compter sur les doigts d’une main les moments de bonheur, d’épanouissement et de paix. 

J’appréhendais de rentrer chez moi, et en même temps, j’avais tout le temps besoin de la voir. J’ai toujours détesté les drogues, car je déteste l’idée de prendre le risque d’être dépendante de quelque chose.

Là, je me rendais bien compte que j’étais comme une droguée, je la détestais, mais je ne pouvais pas m’en passer !

La rencontre avec sa future proie et ma délivrance à moi

Et puis, elle a rencontré quelqu’un d’autre. J’ai tout de suite compris. Enfin mon inconscient de surdouée, ou de femme, ou sûrement les deux, a tout de suite compris. Maintenant, il y avait l’autre.

Bon y avait déjà une ou deux personnes par-ci par-là… Ne vous méprenez pas, lorsque vous êtes dans une relation avec un pervers ou une perverse narcissique, vous n’êtes jamais deux dans votre couple !

Il y a toujours Pierre, ou Paulette, qui traîne dans le coin… D’ailleurs le PN profite toujours de cette tierce personne pour vous rendre jaloux(se). C’est THE technique de manipulation des pervers narcissiques, avoir toujours une ou deux personnes dans son jeu, et s’en servir comme d’une marionnette pour vous manipuler.

 

L’arrivée de Paulette dans notre vie !

Donc, Paulette a déboulé dans notre vie ! Et Paulette n’a pas déboulé dans notre vie par hasard, je pense que ma chère et tendre de l’époque a bien compris que ça commençait à sentir le roussi entre nous. Donc, elle a anticipé et protégé ses arrières.

Le pervers narcissique, toujours une nouvelle victime avant de quitter la précédente.

Petit aparté > Non, un pervers narcissique ne restera jamais célibataire ! Ou tout du moins, il ne restera jamais sans victime, c’est impossible pour lui… D’ailleurs, moi perso, depuis cette histoire, les gens qui n’ont jamais passé un mois célibataire dans toute leur vie, je trouve ça louche ! Je dis pas que toutes ces personnes sont des PN, je dis juste que je trouve ça un peu bizarre… 

Revenons-en à Paulette ! Paulette est devenue la nouvelle super amie de ma PN. C’est sa meilleure amie virtuelle qui les a présentées, je ne développerai pas ce point, inutile dans l’histoire… Textos, week-end, vacances, bref, je n’existais plus et surtout nous n’avions plus de vie de couple, plus aucune complicité, plus rien. Ça a duré 4 mois.

Plus les mois passaient et plus je me demandais ce que je foutais encore là ! Je lui trouvais et surtout ME trouvais des excuses… On avait un appartement ensemble, des nouveaux projets, des potes en commun etc etc etc…

Et puis évidemment je détestais Paulette, alors que je ne la connaissais même pas !

 

Prendre la décision de partir, la survie…

L’avantage d’être surdouée, c’est que notre cerveau fait des associations, j’ai envie de dire, malgré nous… Toutes les séances d’analyse qu’on avait faîtes avec A., la liste des 30 caractéristiques, les comportements incohérents, humiliants, le chaud, le froid, les vacances horribles au lieu du rêve ! Mes récentes recherches sur les pervers narcissiques et la manipulation… Bref, je commençais à me rendre compte que j’étais dans une relation toxique, malsaine, merdique et surtout que j’avais une vie qui ne me convenait plus… Est-ce que j’étais prête à la quitter pour autant ? Clairement Non… Une drogue je vous dis…

Et puis le déclic… Après un week-end ou on était censé se retrouver, qui n’avait été, en fait, que frustration et  foutage de gueule… Je lui ai dit que je ne m’y retrouvais plus et que j’avais besoin d’air, de prendre du temps pour moi et pour réfléchir.

Elle n’a pas dit non, au contraire, elle allait avoir tout le temps qu’elle souhaitait pour voir Paulette ! 

La prise de conscience, merci la thérapie !

il y a un an aujourd’hui (je viens, au moment où j’écris, de m’en rendre compte ! Coïncidence ? Hum je ne pense pas 😉 ) j’avais rendez-vous avec Anne. C’était un mardi, je m’en souviendrai toute ma vie.

Le premier déclic, le miroir de l’autre.

Je lui explique, au début de notre rendez-vous, que tout va bien dans ma vie, sauf dans mon couple ! Et là, stupeur dans ses yeux, accompagnée de cette phrase « Mais, Mélanie, parce que vous êtes toujours avec ? » Je sens vraiment la détresse dans sa voix, la peine dans son regard et toute son empathie pour moi et ma situation…

Ce n’est plus la psy qui parle mais plutôt une sorte de Maman ou d’amie bienveillante… Je lui explique alors que j’en peux plus, que c’est l’enfer et que j’ai pris la décision de faire le point… C’est dans le regard d’Anne et sa détresse pour moi que j’ai compris que je ne pouvaos et ne devais plus continuer comme ça.

Lorsqu’elle me demande si je suis prête à la quitter, j’ai cette réponse, qui me glace encore le sang aujourd’hui : « Non, je ne peux pas, je ne suis rien sans elle ».

Pour les gens qui me connaissent, depuis longtemps ou non, je crois que cela semble impossible d’imaginer ces mots sortir de ma bouche… Même moi, lorsque je l’ai dit, je me suis rendue compte de la détresse dans laquelle j’étais tombée…

Prendre conscience de cette autre personne qu’on est devenue à cause du pervers narcissique.

Ce n’était plus moi, je ne me reconnaissais plus ! Depuis quand je faisais dépendre ma vie de celle de quelqu’un d’autre ? Où était passée la personne forte et déterminée ? Éclair de lucidité, première prise de conscience !

Deuxième prise de conscience, en venir aux mains ! Je déteste la violence sous toute ses formes, mais la violence physique… Impossible et inacceptable !

Et surtout impossible de me voir, moi, la personne douce, gentille et bienveillante que je suis, sortir de mes gonds et être prête à lever la main sur elle, à force de me pousser à bout. Je refusais de dépasser mes limites et de compromettre une des valeurs qui me tient le plus à coeur. 

J’en avais déjà compromis bien trop ! Et ça aussi c’est tellement caractéristique des pervers narcissiques. Vous faire repousser vos limites. Pas dans le sens du dépassement de soi, non, non, non… Au contraire, voire jusqu’où vous serez prêt à transgresser ce en quoi vous croyez, pour lui !

 

La soirée de trop, Merci Paulette !

Enfin la dernière prise de conscience ! La soirée de trop…

Pervers narcissique : mensonges, encore et toujours !

Trois jours après avoir vue ma psychologue et le fameux, vous êtes toujours avec… Ma PN est sortie avec sa soi-disant meilleure amie virtuelle, marionnette dont elle se servait pour voir Paulette, puisque c’est elle qui les avait présentées !

Elles devaient être toutes les deux mais bien évidemment je comprends dans la soirée que Paulette les a rejoint. Je m’y attendais, j’étais sûre que ça allait se passer comme ça, et pourtant, je pète littéralement un câble, mais genre vraiment gros pétage de câble !

Je pense que ce soir-là, je suis passée par toutes les émotions possibles et imaginables ! Je peux vous dire qu’il en existe un paquet, et que chez Vice Versa, y a une sacrée carence en personnages ^^ !

Impossible de dormir, j’oscille entre pleurs, colère, tristesse, angoisse…


Votre vie s’écroule en quelques secondes

J’ai l’impression que ma vie est en train de s’écrouler et c’est le cas ! On arrive au bout, je le sens, je le sais… D’un côté, ça me soulage et de l’autre, j’ai aucune idée de ce que je vais faire sans elle ! Je l’appelle, et au téléphone, scène d’anthologie, gravée dans ma mémoire jusqu’à la fin de mes jours…

Je me revois hystérique, en train de lui hurler dessus, et j’entends de l’autre côté, une voix que je n’avais plus entendue depuis deux ans et demi ! La voix de nos débuts, celle qui m’avait séduite, douce, empathique.

 

Après l’angoisse, le soulagement

Cette fois, aucun doute possible, tout devient clair, Paulette est là ! Paulette est juste à côté ! Elle lui joue le masque de la meuf gentille et drôle qui sort avec une dépressive hystérique complètement marteau (oui Moi quoi !). Une fois de plus, mon sang se glace…

Cette fois c’est terminé, je ne peux et ne veux plus supporter ça. Je me tape l’angoisse de ma vie puis, je redescends, je me calme, j’analyse, mon cerveau se remet en marche…

Comme un réveil, comme si le brouillard qui m’embrumait le cerveau depuis des mois et des mois se dissipait, d’un coup… J’ai vraiment une sorte d’éclair de lucidité. Je prends conscience de mon état, et je m’en veux. Je m’en veux de l’avoir laissée me faire ça.

La fin de la mascarade

Je lui annonce au téléphone, à 1h du matin, ce qui se réalisera dans les jours, les semaines et les mois qui suivront… Je pense que je savais, je savais déjà tout ce qui allait se passer car comme souvent, tout avait déjà été anticipé dans ma tête… Il fallait juste prendre la décision… 

Elle, incapable d’aimer, incapable d’empathie est sortie jusqu’à 7h du matin et a découché, sans me donner aucune nouvelle. Voilà, c’est ça un pervers narcissique, peu importe l’état dans lequel vous êtes, il s’en fout. Il ne vous aime pas, il n’a aucun état d’âme.

Dès que vous ne lui êtes plus utile, vous n’êtes plus rien à ses yeux. Elle avait trouvé une autre proie, ce qui finalement, pour moi, a été une chance…

 

Ma conclusion

C’est plus facile de quitter un PN qui est déjà sur une autre victime. Il vous « laisse partir », du moins en apparence, plus facilement. Car, avec un PN, la manipulation ne s’arrête jamais, et la souffrance qu’il vous inflige non plus.

J’ai mis des mois à m’en sortir. Même après, je lui trouvais encore des excuses, et j’ai même pensé qu’on pouvait être amies… Bisounours que je suis ! Je me suis ramassée, ramassée, ramassée…

Puis mes amis, ma famille et A. m’ont aidé a définitivement couper les ponts. C’est la seule et l’unique solution. Je le sais aujourd’hui, j’en suis persuadée. Fuir et accepter.

Cette relation m’a appris qu’il était important de se faire aider, qu’il ne faut surtout pas s’isoler, prendre les mains qu’on nous tend. Si vous êtes zèbres, j’ai surtout envie de vous dire, faîtes-vous confiance ! Quand y a un doute, y a pas de doute…

Se remettre à vivre après la rupture avec un pervers narcissique

Depuis cet article, qui a maintenant plusieurs années, j’ai recommencé ma vie. J’ai de nouveaux amis. J’ai rencontré quelqu’un d’exceptionnel avec qui je suis partie vivre un an à l’étranger. Aujourd’hui nous avons acheté un appartement ensemble. 

Elle ne m’a jamais maltraité, jamais fait douter. Elle me soutient dans tous mes projets, notamment le blog. J’ai aussi appris à me valider seule, à me faire confiance. Cette histoire m’a permis de mettre de l’ordre dans ma vie et faire enfin les meilleurs choix pour moi.

J’espère sincèrement que vous arriverez à dépasser ce qui vous est arrivé afin de devenir enfin la personne que vous méritez d’être.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve qui suit la rupture avec un pervers narcissique.

Tu peux aller plus loin dans ta compréhension avec le livre Suivez le Zèbre, l'histoire de Mel Poinas, la fondatrice du blog.

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