Comment savoir si on est HPI ?

Comment savoir si on est zebre ?

Comment j’ai su que j’étais HPI ?

Je me rends compte, un peu plus d’un an après avoir créé Suivez le zèbre, que je n’ai jamais vraiment expliqué dans un article dédié, comment j’ai su que j’étais surdouée.

En fait c’est tout simple… J’ai passé le test du WAIS IV (Échelle d’intelligence pour adultes selon Wechsler) chez un psychologue spécialisé dans la douance, c’est à dire qui est habilité à détecter les enfants précoces et les adultes surdoués

J’ai commencé à créer un annuaire de psy, en ressources sur le site, pour vous aider à trouver le bon dans votre région, c’est par ici : psychologue spécialisé surdoué par région.

Quel chemin pour comprendre que j’étais une personne à haut potentiel ?

Quand j’étais jeune, je ne sais pas si je me posais vraiment la question de savoir si j’étais différente. Justement parce qu’à l’adolescence, on cherche à être différent ! On se « crée » une identité pour justement se sentir unique (pour, en général, appartenir à un groupe, ou être accepté par le groupe). On cherche son style, sa particularité… J’ai toujours eu cette sensation que mon adolescence avait duré très longtemps, jusqu’à la fac, en fait ! 

Il y a eu des années plus simples que d’autres mais à cette époque je ne faisais pas forcément le rapprochement de pourquoi certaines s’étaient avérées compliquées et d’autres s’étaient trop bien passées.

Un décalage repéré pendant mes études supérieures

C’est quand je suis arrivée dans les études supérieures, notamment en Master, Bac+4 et Bac+5, que j’ai commencé à me poser un peu plus de questions. J’avais du mal à savoir ce que je voulais faire. J’avais pas envie de travailler en fait. Pour moi ça signait officiellement la fin de l’enfance / adolescence, et j’avais pas trop envie de rentrer dans le monde adulte.

Je crois que j’avais senti un peu ce qui allait se tramer. En rentrant dans le monde du travail, notamment via les stages et les alternances, là clairement, je me suis sentie en méga décalage. Je me suis dit que professionnellement j’allais pas y arriver. Je ne comprenais pas et les gens ne me comprenaient pas.

C’était un vrai dialogue de sourd ! Comme les autres avaient l’air d’y arriver, je me suis dit que ça venait de moi…

Surdouée adulte non détectée dans le monde du travail

Bizarrement, j’ai jamais eu de souci à trouver du travail. Par contre, j’avais beaucoup de mal à les garder ! Soit parce qu’avec les personnes qui me manageaient ça ne passait pas du tout, soit parce que très rapidement je m’ennuyais et j’avais besoin de changer

Du coup, je changeais de boite à peu près tous les ans. Et c’était épuisant. Côté perso, c’était un peu pareil, j’avais du mal à rester dans une relation, je restais un an, et après j’avais la sensation de plus pouvoir y arriver.

Je travaillais depuis environ 2 ans quand j’ai décidé de vraiment faire une thérapie. J’ai suivi plusieurs thérapies, avec différents psy, sans grand succès… Ce qui ressortait des chaque thérapie, c’était en gros, vous êtes normale, bien intégrée avec un côté un peu extralucide et impulsif. Cette conclusion ne me convenait pas vraiment…

HPI, Zèbre, Surdoué et troubles de la personnalité

Vu que je trouvais pas quelqu’un avec qui je me sentais en confiance, j’ai un peu lâché… Je me suis mise à lire plein de bouquins de psycho et de développement personnel. Je me suis ensuite beaucoup intéressée au troubles du comportement et de la personnalité. Vu que j’étais persuadée de pas être normale, je cherchais une explication chez les personnes un peu décalées, atypiques . J’ai notamment pensé être bipolaire.

Aujourd’hui quand je repense à cette période, je trouve ça complètement dingue… Ma vie est devenue tellement plus simple depuis que j’ai été détectée zèbre !
D’autres « accidents » de la vie m’ont fait reprendre une thérapie, mais cette fois j’ai appelée une association connue de bipolaire pour avoir le nom de psychiatre spécialisé.

La thérapie et la psychologue qui m’ont aidé à comprendre

Le psychiatre s’est dit, hum, extra-lucide, impulsive, avec des avis bien tranchés et des sautes d’humeur ? Allez > Borderline !

Non, je ne suis pas borderline. Mais du coup, j’ai fait des recherches sur les borderlines (parce qu’au début, je croyais ce que m’avait dit le psychiatre !). Heureusement, il m’a envoyé en thérapie chez une psychologue spécialisée en sciences cognitives.

C’est en travaillant avec elle que je me suis rendue compte que j’avais du potentiel dans divers domaines. Je ne parle pas de talent, ou de don, mais bien de potentielsElle n’était pas spécialiste de la douance. Du coup elle ne pouvait pas me faire passer les tests. Et finalement, c’était mieux que je rencontre quelqu’un avec qui  je n’avais pas eu de thérapie.

Au début, j’avais du mal à croire que je pouvais faire partie des ces personnes qu’on appelle surdoué ou à haut potentiel. Je me disais, bon, s’il ne me connaît pas du tout, il pourra m’évaluer en toute objectivité… J’étais toujours un peu dans le syndrome de l’imposteur. Non, je ne peux pas vraiment réussir. Je n’ai jamais rien fait de spécial, je ne suis pas plus intelligente que les autres…

Le passage du fameux test : le WAIS IV

J’ai donc pris rendez-vous chez ce Monsieur. J’ai appelé en mai, j’ai eu un premier rendez-vous en août. Le premier rendez-vous a duré une heure. On a parlé de moi évidement ! Il m’a posé des questions pour évaluer ma façon de fonctionner et mes réactions.

Je ne veux pas trop en dévoiler ici, parce que pour moi c’est une étape personnelle très importante dans la découverte de sa douance. Et je ne veux pas trop vous orienter. 😉

Suite à cet entretien, il m’a proposé de passer le WAIS IV. C’était déjà il y a 15 mois. Je me souviens que j’avais trouvé ça loooooong. Je dirais 2h en tout, peut-être 2h30. C’est une série de subtests, certains sont chronométrés, d’autres non. C’est assez varié.

Pendant le test du WAIS IV

Le psychologue vous accompagne et est avec vous durant toute la durée du test. Là encore, pour passer un test comme celui-là, je pense que c’est mieux de se sentir à l’aise et en confiance avec la personne en face. Tout simplement parce que ça évite d’être déstabilisé pendant le test. Vous restez concentré, vous ne vous posez pas un milliard de questions, il m’aime bien / il m’aime pas etc…

Pendant le test vous pouvez avoir les réponses aux questions. Moi en tout cas je voulais savoir si mes réponses étaient justes ou fausses pour déjà avoir un peu une idée de, bon je suis complètement à la ramasse, ou, ça va c’est pas si pire ! Là aussi, c’est propre à chacun, y en a qui préfèrent ne pas savoir.

Après il faut attendre que votre psychologue corrige le test. Je crois qu’il avait pris deux à trois semaines. Ensuite on repasse une heure ensemble pour regarder le test, analyser les résultats et pourquoi pas parler avenir si besoin.

Certains surdoués qui le découvrent entament une thérapie avec le psychologue qui leur a fait passer les tests. Moi j’ai préféré continuer de voir ma super psy spécialisée en sciences cognitives avec laquelle j’avance très bien. Une de mes amies qui a été détectée n’a pas senti le besoin de suivre une thérapie par la suite.

Quel budget pour passer le WAIS IV avec un psychologue spécialisé surdoué / haut potentiel

C’est clair que ça représente un budget… Suivant les régions il peut y avoir des écarts de cinquante à une bonne centaine d’euros. Retrouvez la liste des psychologues spécialisés en France en cliquant ICI

De mon côté, le budget était de 300 euros pour l’ensemble, donc les 3 séances :
– premier entretien
– passage du test
– correction du test
– entretien debrief
.

Pourquoi passer le test du WAIS IV ?

Je ne peux pas répondre à votre place. Je ne fais pas partie des gourous des surdoués qui disent que tous les gens qui ne passent pas le test sont des imposteurs et ne sont pas vraiment surdoués. Il faut avoir la petite étiquette : HP officiel pour avoir le droit de donner son avis !

J’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre ces gens là. Qu’est-ce que ça peut leur foutre que vous ayez pas envie de passer le test ? Bref, ça c’est un autre débat….

La seule personne qui sait ce qu’elle doit faire ou ne pas faire c’est vous ! Ne laisser jamais personne choisir à votre place et surtout ne laisser jamais personne juger vos choix ou vous juger par rapport à vos choix.

Certains zèbres ont besoin d’être validés. C’était mon cas, il fallait que je sache, je ne pouvais pas rester avec ce doute : est-ce que c’est ça ou est-ce que je suis vraiment folle et inadaptée ? D’autres s’en foutent, ils n’ont pas besoin de savoir. Ils sont très bien comme ça et pas besoin d’un test pour les mettre dans une case de plus. ^^

Libre à vous ! 🙂 En tout cas sachez que si vous voulez le bon vieux macaron HP / Zèbre / Surdoué, comme on les adore dans notre pays, vous devez passer un test avec un psychologue certifié. Il me semble que Mensa fait aussi passer des tests, mais à vérifier, je ne me suis pas documentée là-dessus. A l’école, dans les cours adaptés aux HP, on prend en priorité les enfants qui ont déjà été détectés.

Pour ceux qui souhaitent passer le test du WAIS IV

Allez-y, ne vous prenez pas la tête, être surdoué, c’est génétique, on naît comme ça ! Si vous êtes surdoués et que vous passez vraiment à côté de votre test, au pire vous aurez entre 115 et 130 de QI (ce qui est déjà bien au dessus de la norme des 90 – 110)… Et puis les sub-tests sont là pour justement apporter des précisions sur votre façon de fonctionner.

Certains HP ont des résultats très hétérogènes. Ils ont été très performants dans certains sub-tests, et un peu moins dans d’autres… D’autres sont médians partout. Même si à la fin, il y a une valeur de QI relative, le psychologue prend vraiment en compte les sub-tests.

Quand on est surdoué, on peut difficilement passer vraiment à côté du test. Ou alors c’est le psy en face de vous qui vous met dedans… L’erreur est humaine. Si jamais vous avez un doute, vous pouvez repasser le test deux ans minimum après votre premier test.

Ayez confiance en vous !

Mais surtout ayez confiance en vous ! Et dans tous les cas, relativisez, ce n’est qu’un test… ça ne prouve pas votre valeur réelle ! C’est juste pour vous coller une étiquette qui se définit par rapport à une norme. Mais la norme, c’est pas une science exacte !

Je vous le rappelle, je suis en couple avec une personne qui n’est pas surdouée, et c’est la plus belle personne que je connaisse, et je l’admire sur énormément de choses (que je suis incapable d’être ou de faire).

Il n’y a rien de plus précieux en ce Monde que le sentiment d’exister pour quelqu’un.

Tu peux aussi trouver plus d’infos, de ressources et d’outils sur le Haut Potentiel dans le livre témoignage de Mel POINAS. Avec beaucoup d’humour, Mel raconte la découverte de son Haut Potentiel et les routines qu’elle a mis en place pour enfin trouver sa place !

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Écrit par une HPI !
Un témoignage et des solutions concrètes pour découvrir, comprendre et apprendre à vivre en étant HPI.

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