Comment savoir si on est zebre ?

Comment j’ai découvert que j’étais HPI… puis TDAH

Parce qu’on ne se réveille pas un matin en pensant : « Et si j’étais surdouée ? » et encore moins, et si c’était le TDAH ?
Surtout à l’âge adulte. Et encore plus quand on est une femme.

🗓️ Article mis à jour le 5 mai 2025

Mon parcours vers le test WAIS IV et la reconnaissance du Haut Potentiel

Comment j’ai découvert que j’étais HPI (2017) puis, quelques années plus tard, TDAH (2023). C’est souvent l’une des premières questions que l’on me pose lorsque j’aborde la neurodiversité.

Alors, voici mon histoire. Pas celle d’une découverte éclaire, mais celle d’un chemin de construction, entre facilités, décalages, questionnements, thérapies, doutes… et enfin soulagement. Parce que c’est cela, découvrir sa neuro-atypie, un chemin vers son identité.

Petite, je ne savais pas vraiment si j’étais différente. À l’adolescence, on cherche à l’être, alors la question ne se posait pas. Mais j’ai toujours eu ce sentiment de décalage, qui s’est accentué en entrant dans le monde adulte.

Un décalage repéré au lycée et pendant mes études supérieures

C’est surtout pendant mes études supérieures que je me suis sentie en rupture. J’avais du mal à me projeter. En stage ou en alternance, le monde professionnel me paraissait absurde. Les autres y arrivaient. Pas moi. Je me sentais incomprise, instable, épuisée.

Je ne comprenais pas et les gens ne me comprenaient pas. C’était un vrai dialogue de sourd !

Avec le recul, je réalise que certaines années ont été plus douces que d’autres… mais à l’époque, je ne faisais pas le lien entre ce que je vivais et ce que je ressentais.

🔁 Le schéma qui se répète : instabilité pro et perso

J’ai toujours trouvé des postes intéressants facilement… mais jamais pour très longtemps.
Tous les ans, je changeais : d’équipe, d’entreprise, de projet. Et dans ma vie perso, c’était pareil : des relations courtes, intenses, puis plus rien. Le lien se brisait. Soit parce qu’avec les personnes qui me manageaient ça ne passait pas du tout, soit parce que très rapidement je m’ennuyais et j’avais besoin de changer.  C’était épuisant. Côté perso, c’était un peu pareil, j’étais vite dépassée et la tentation de fuir était toujours présente.

Je sais maintenant que j’aurais dû percevoir ici les troubles associés au TDAH… Quand on n’a pas connaissance de ce que c’est, il est difficile de s’identifier ! Mais, au fond, je savais qu’il y avait une explication….

🛋️ La quête de réponses… et la valse des diagnostics

J’ai testé plusieurs thérapies pour tenter de comprendre. J’ai mis un peu de temps à trouver les premières réponses. Une dizaine d’année quand même ! Tous les psys disaient un peu la même chose :

“Vous êtes normale (sous-entendu, pas de problème de santé mentale), peut-être un peu extralucide, impulsive mais suffisament resiliante et intégrée pour les thérapeutes…”

Mais au fond, ça ne me convenait pas. Alors je me suis plongée dans de nombreuses lectures : psychologie, développement personnel, troubles de la personnalité… On était entre 2005 et 2015. À l’époque, le HPI et les TND (troubles du neuro-développement) n’étaient pas très connus alors j’ai même envisagé un trouble borderline.

Mais le psychiatre m’a rapidement orientée vers une psychologue spécialisée en sciences cognitives. Avec elle, j’ai pu avancer et franchir un pas dans la découverte de mon identité. Elle a vu mes potentiels. Pas des “dons”, pas des “talents”, juste… des potentiels. Et surtout les situations critiques engendrées par le TDAH à l’époque : mon agitation mentale, mon besoin de stimulation constante, mes prises de décision en mode « tout, tout de suite », mais aussi mes phases d’épuisement brutal

🔎 La découverte de la douance

La thérapie cognitvo-comportementale m’a aidée à mieux gérer les troubles liés au TDAH. Après une année de travail, le Haut Potentiel a été abordée et je me suis orientée vers un psychologue spécialisé pour passer le WAIS IV, l’échelle de Weshcler pour détecter le Haut Potentiel chez les adultes.

Ce test, je l’ai attendu trois mois.

HPI échelle de Wechsler

🧪 Le passage du WAIS IV

Le test se passe en trois temps :

  1. Un premier entretien d’1h
  2. Le test WAIS IV (environ 2h à 2h30)
  3. Un rendez-vous de restitution

C’est intense, parfois déroutant. Mais si vous êtes à l’aise avec le psy, ça se passe bien.

💰 Le tarif ? Environ 300 €, selon les régions. 👉 Voir la liste des psy spécialisés par région ici

Le premier rendez-vous a duré d’une heure sert à l’anamnèse. Il permet au psychologue d’évaluer votre parcours et votre façon de fonctionner. Dans mon cas, les troubles liés au TDAH ont été un peu éludés car je compensais beaucoup. Et à cette époque, les neuropsychologues n’avaient pas de formation en bilan cognitif complet. Aujourd’hui, il y aurait certainement peu de doutes sur mon double-profil HPI et TDAH…

🧠 Test WAIS : être dans de bonnes conditions, c’est essentiel

Le psychologue est là pour vous accompagner tout au long du test. Et c’est important de se sentir en confiance, dans un environnement rassurant. Pourquoi ? Parce que ça permet de rester concentré, sans se laisser envahir par le stress ou des pensées parasites du style : « Est-ce qu’il me trouve nul ? Est-ce que je réponds bien ? »

Pendant le test, il est parfois possible de savoir si vos réponses sont justes ou non. Personnellement, j’avais besoin de ce feedback en direct, histoire de me situer un peu : est-ce que je suis complètement à côté de la plaque ou ça va, je m’en sors ? Mais là encore, chacun est différent. Certains préfèrent ne pas savoir du tout pour rester focus.

🙋 Pourquoi j’ai passé le test

J’avais besoin d’un “oui” ou d’un “non”. Pas d’une étiquette, mais d’un repère.
Est-ce que je suis HPI ? Ou juste paumée, inadaptée, “folle” ?

Certaines personnes n’ont pas besoin de passer le test. Et c’est très bien !
Mais moi, j’en avais besoin. Pour comprendre. Pour poser un mot. Pour me libérer.

La seule personne qui sait ce qu’elle doit faire ou ne pas faire c’est vous ! Ne laisser jamais personne choisir à votre place et surtout ne laisser jamais personne juger vos choix ou vous juger par rapport à vos choix.

Certaines personnes ont besoin d’une validation claire. C’était mon cas.
Il fallait que je sache. Je ne pouvais pas continuer avec ce doute lancinant :
“Est-ce que c’est ça, ou est-ce que je suis juste complètement à côté de la plaque, instable, inadaptée… folle ?”

Et puis, il y en a d’autres pour qui ce n’est pas nécessaire.
Ils savent qui ils sont, ça leur suffit. Pas besoin d’un test ou d’une case en plus à cocher pour se sentir légitimes. Et franchement, tant mieux !

👉 C’est vraiment propre à chacun·e. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire.

Mais si vous avez envie d’obtenir le fameux “macaron” HPI / Surdoué – parce que oui, on adore les étiquettes en France – alors il faut passer un test avec un·e psychologue certifié·e.

Il me semble que Mensa propose aussi une évaluation, mais je vous invite à vous renseigner directement.
Et petite précision : dans les écoles, les classes pour enfants à Haut Potentiel donnent souvent priorité à ceux qui ont déjà été détectés via un test officiel.

💬 Mon conseil si tu hésites à passer la WAIS

Si tu sens ce décalage depuis longtemps…
Si tu as toujours fonctionné “autrement”…
Si tu cherches à comprendre ton propre mode d’emploi

Alors peut-être que la WAIS est une étape à envisager.

Mais quoi que tu décides :
Tu es légitime.
Ton ressenti compte.
Et tu n’as pas besoin d’un chiffre pour avoir de la valeur.

Et pour le TDA/H ?

Après avoir été détecté HPI, une partie de mon histoire s’expliquait. D’ailleurs, j’ai créé Suivez le Zèbre à cette période. En 2017, le HPI était devenu une case un peu fourre-tout ! Donc mes traits de personnalités liés au TDA/H se sont greffés sur les résultats de la WAIS. Et je me suis retrouvée sans solution pour gérer les fluctuations e

Certains profils HPI présentent des résultats très hétérogènes au WAIS : très performants dans certains sub-tests, plus en difficulté dans d’autres.
Ce type de profil peut masquer un autre trouble associé, comme le TDA/H, ce qu’on appelle un diagnostic différentiel.

Dans mon cas, c’est après un burn-out en 2023 que le sujet est revenu sur la table. J’étais déjà identifiée HPI depuis plusieurs années, mais certaines choses restaient floues : la procrastination surtout ! Puis des oublis de plus en plus fréquents et aussi une augmentation de l’agitation mentale, un cerveau en roue libre et moins de patience donc plus d’impulsivité…

Comme les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, je connaissais bien les caractéristiques du TDA/H, et j’ai finalement vite fait le lien. J’ai donc passé un nouveau bilan neuropsychologique, puis j’ai été officiellement diagnostiquée TDAH par une psychiatre spécialisée. Le HPI m’a longtemps permis de compenser. Mais le jour où un grain de sable est venu gripper la machine – ici, un burn-out – mon cerveau n’a plus réussi à masquer les dysfonctionnements liés au TDAH.

👉 Si votre test WAIS vous semble incohérent, ou si vous ressentez toujours un décalage profond malgré une détection HPI, un bilan complémentaire peut vraiment faire la différence.
Notamment autour du TDAH ou d’autres troubles du neurodéveloppement (TND) souvent encore méconnus à l’âge adulte d’autant plus quand on est une femme.

🌱 Ayez confiance en vous

Le test de la WAIS peut être une étape, un révélateur, un déclencheur… mais ce n’est pas une fin en soi. Dans mon cas, c’est une étape qui m’a permis de découvrir mon TDAH.

Alors passez-le si vous en ressentez le besoin. Mais surtout, gardez confiance en vous, avec ou sans chiffre, avec ou sans étiquette.

Votre valeur ne se résume pas à un score. Le WAIS ne mesure qu’une partie de ce que vous êtes — dans un cadre normé, souvent figé. Et la norme, ce n’est pas une vérité absolue, c’est juste une moyenne. Ce qui compte vraiment, c’est ce que vous faites de votre singularité.

Parce que la neurodiversité, c’est avant tout ça :
✨ Apprendre à vivre ensemble, chacun·e avec ses forces, ses défis, ses nuances.

Comme le dit très justement Verna Myers, militante américaine pour la diversité :

“La diversité est un fait, l’inclusion est un choix.”


📚 Pour aller plus loin :

Découvrez mon livre témoignage sur la douance et les routines qui m’ont aidée à me reconstruire.

Mel POINAS

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  1. Bonjour !
    Je suis en train de réfléchir à passer le test. J’ai fait plusieurs années de thérapie, j’ai eu des périodes de dépression et de par mes recherches et lectures, j’avais pensé être borderline.
    Mais depuis quelque temps je me pose des questions quant à la douance. Mon père est en effet suspecté d’etre Un zèbre (mais il n’est jamais allé au bout des tests), et indépendamment de ça, je me dis que ça pourrait aussi expliquer de choses chez moi.
    Ma question c’est, le fait d’avoir la confirmation que tu es HP, a-t-il eu un réel impact sur ta vie ? Est ce qu’on change ? Y a t il des aménagements qui peuvent être faits ?
    Merci de ton retour.
    Diane

    1. Bonjour Diane,
      Alors, je n’ai pas changé depuis que je sais que je suis zèbre, je suis toujours la même personne mais ça m’a définivement rassurée et rendue plus sereine.
      Je prends les choses de façon plus cools. Quand certaines personnes ne me comprennent pas, je ne cherche plus à les convaincre.
      Concernant des aménagements… cela dépend de quoi on parle ! Être surdoué / zèbre, c’est surtout avoir des fonctions cognitives supérieures. La douance n’est pas considéré comme une maladie mentale, un trouble de l’humeur ou autre…
      Je dirai que les solutions c’est surtout apprendre à se préserver, se créer un environnement sain et tranquille.
      Trouver un métier qui fait sens, ou en tout cas essayer de donner du sens à notre vie.

      Et oui, pour moi l’impact a été très positif, ça m’a aidé à comprendre comment je fonctionnais et aussi à concevoir que la normalité n’existait pas, qu’on était tous différents…

      Très bonne fin de journée,

      Mél

  2. Perso, j’ai passé le test il y a trois mois, poussée par mon mari, lui-même HP après la découverte de la précocité chez notre fils. Moi j’ai eu des résultats hétérogènes avec des subtsest à 145 et d’autres à 110 avec en prime la découverte d’un TDA…Bref, depuis, je reconsidère beaucoup de choses et surtout cela donne une nouvelle perspective à mon ennui professionnel .Je ne regrette absolument pas de l’avoir passé, car malgré mes 40 ans, je me dis que j’ai le temps de me retrouver !

  3. Bonsoir, moi j’ai fini par aller voir un coach car j’avais de gros doutes sur moi, sur ma vie, et sur HP ou pas HP :).
    Mon chéri me dit que je suis toujours dans les nuages, avec plein d’idées qui fourmillent, mais aussi beaucoup d’émotions et de soucis… Je suis allée voir un type génial qui m’a beaucoup aidée, c’est un coach Nicolas Netour Il a suffi d’une seule séance pour que je comprenne plein de choses sur moi, mon hypersensibilité tout ça… J’ai fait d’autres séances ensuite avec lui, et je me sens plus en confiance et bien mieux ! Bon mais maintenant j’aimerai bien passer le test avec un psy, vous pourriez m’en conseiller un, j’ai pas encore trouvé sur le site ? Merci pour votre site que je découvre !

  4. Hello !
    Pour ma part j’ai passé le test d’entrée à MENSA. C’est moins cher (50€), plus rapide, plus disponible (selon les lieux, j’ai passé à Paris).
    Et du coup étant accepté, je sais que je fais partie des 2 centiles, ce qui correspond à peu près à un QI supérieur à 130.
    Je verrai plus tard si je ressens le besoin de faire un WAIS complet, mais pour le moment ça me convient comme ça (c’est déjà pas mal à encaisser pour se remettre dans des tests).

  5. Bonjour. Personnellement, j’ai découvert votre site après avoir fait le test et avoir été détecté HP. J’avais besoin de savoir, après avoir découvert que mon fils, puis mon mari étaient HP, avec la peur peur d’être la « normale » » de la famille et surtout d’être déçue de moi-même. Je n’ai pas pris cette décision seule (pendant les 2 ans qui ont suivi la passation de mon fils, j’ai fait un petit rejet). J’ai été suivi par une psy pendant 6 mois avant de faire le test qui m’a accompagné en douceur dans ma démarche car elle soupçonnait que je sois HP. Ca fait partie d’une thérapie globale avec plusieurs blocages qui me suivaient depuis l’enfance et qui n’ont jamais été prise en compte par les adultes. C »était néanmoins une autre époque où l’avis et les angoisses des enfants comptaient moins.
    Pour répondre à la question de Diane, je ne peux pas dire que savoir que je sois HP ait eu un réel impact sur ma vie car je pense qu’au final je le savais mais en même temps j’avais peur de me sur-estimer. Néanmoins, le test, plus que savoir si on est HP, nous apprend à comprendre comment on fonctionne. Pour le coup, j’ai un profil très hétérogène et j’ai découvert à plus de 30 ans que j’étais dyslexique mais que j’avais appris à compenser toute seule. Cette découverte m’a permis de comprendre des blocages dont j’avais honte et ma psy m’a aidé ensuite à trouver des outils pour avancer de ce côté. Cette découverte apporte aussi une réponse à un énorme manque de confiance en moi. Je pense qu’il faut vraiment insister que le chiffre/score et le résultat ne sont pas une fin en soi, c’est vraiment ce qu’on apprend sur soi qui est important. D’ailleurs , j’ai fait le choix de très peu en parler autour de moi (seulement mon mari et ma meilleure amie).
    Merci pour votre blog, il m’aide à continuer mon travail sur moi (mais c’est le travail d’une vie).

  6. Quelqu’un m’a dit que je pourrait l’etre mais j’ai fait un test sur internet (forcement faux) qui dit que j’ai 100 de qi alors que je les déja fait auparavant et que j’avais eu 120 a peut pres et jsp si c parce que c juste que je ne suis pas hp ou c le test .

  7. Donia Clémenceau

    Salut,
    Alors je ne sais pas vraiment comment commencer. En gros il y a quelques jours, une amie m’a dit qu’elle m’a toujours trouvé brillante, intelligente, etc.. Autant dire que j’étais très gênée. Seulement, ce n’est pas la première fois qu’on me dit ça. Parce que bon, j’ai le sentiment que de toute ma bande de pote, et ça peut s’étendre aux gens de ma classe, je suis celle qui à le plus de mal à m’exprimer et celle qui s’y connait le moins dans des sujets divers. Même si je m’intéresse à pas mal de choses, que je lis beaucoup etc je ne trouve pas que je suis particulièrement intelligente. Suite à ça j’ai commencé à lire des articles et des témoignages d’HP et de psychologues mais rien n’y fait, j’ai vraiment l’impression que si je commence à me dire que je suis HP ça voudrait dire par la même occasion que je suis un peu imbu de moi-même. Alors voilà, j’écris ce commentaire pour savoir s’il y a des personnes HP qui pensaient comme moi avant de voir un psy ?

  8. Bonjour,
    moi je ne sais pas du ce que je suis ni si j’en fais partis, j’ai bien envie d’essayer le test parce que moi aussi j’ai envie d’avoir des réponses à ce que je vie.
    j’ai 31 ans, je n’ai jamais été capable de m’intégrer complètement en société, j’ai toujours été en marge, nulle à l’école, je n’ai pas l’impression d’être douée ou quoi que ce soit, je m’ennuie facilement, j’ai toujours la tête ailleurs et le pire dans tout ça, je suis complètement nulle pour tout ce qui est de prendre la parole devant des inconnues . Bizarrement, quand je suis dans mon domaine de prédilection et ça même si il y à du monde, je suis plus à l’aise, comme si ce soucis disparaissait.
    Je n’ai aucune confiance en moi on me le répète constamment et ça à toujours été comme ça je parais « timide » quand on me rencontre pour la première fois.
    C’est très compliqué parce qu’en France si on à le malheur d’être différent, on passe pour quelque chose d’anormal et on se fait facilement rejeté, j’ai toujours eut du mal à me faire des amies et j’analyse beaucoup trop les situations (même des choses qui passe inaperçus aux yeux des autres) les gens passe vite à autre chose mais pas moi, d’ailleurs je suis très susceptible, trop susceptible. est-ce que ce test peu simplement permettre de faire le point sur nous même sans forcément se dire ah « bah on est HP » ? Merci d’avance

  9. Bonjour,

    Apres une nouvelle rupture avec un garcon qui m’a dit que je reflechissais trop, que je me compliquais trop la vie et que je ne la vivais pas assez. Je me suis demandee pourquoi effectivement j’etais toujours dans ce flux de pensee incessant. Quand je suis en groupe, je suis mal a l’aise car je pense trop, trop d’elements, trop de gens. J’ai egalement ete franchement consideree atypique dans mon milieu professionnel et personnel, tout en ayant des capacites de creation et d’amelioration au dessus de la norme que ma manager a remarque (je pensais etre nulle personnellement). Je pense faire le test de retour en France, juste pour me rassurer que je ne suis pas une inadaptee sociale. Je pensais reellement avoir Asperger, ce que va peut etre me confirmer le test finalement. Mais depuis que je vois les caracteristiques des HP, je me reconnais dans la plupart des descriptions. Ce besoin incessant de faire partie de la norme tout en se sentant franchement different. Cette difficulte scolaire a m’exprimer, et parfois ma facon de me perdre dans mon imaginaire. Je sens que je touche ma difference et ca me rassure.

  10. J’aimerai que les gens cessent une bonne fois pour toutes de ponctuer leurs articles de « du coup » : c’est énervant, ça gâche la lecture et ça me donne envie de fuir toutes les personnes ayant ce tic de langage affreux !

    1. Bonjour,
      J’aimerais que les gens cessent une bonne fois pour toutes d’être con ! C’est énervant la connerie, ça gâche la vie et ça me donne envie de fuir toutes les personnes ayant ce trait de caractère affreux !

  11. bonjour

    j’ai toujours la même question quelle est la différence entre Quotien Emotionnel et le QI car je ne pense pas avoir une intelligence particulièrement haute, mais je sens que je ne raisonne pas comme les autres et que mon hypersensibilité est plus haute que certaines personnes . est ce que selon vous je pourrais être « zebre »? j’ai trop de probleme en vie sociale je vois bien ma différence dans mon raisonnement alors est ce que je suis totalement asociale, différente ou avec un QE différents ?

    je vous remercie pour aide

    1. Oh… voilà une vraie question ! je me retrouve complètement dans tes propos.
      Quelqu’un saurait répondre ?

  12. Bonjour,
    Est-ce que vous connaîtriez un bon psy pour passer le WAIS IV à Paris ? Je viens d’y revenir après 1 an où j’ai appris à me connaître et me “dépoussiérer” et ce retour est très violent, j’ai l’impression de ne pouvoir communiquer réellement qu’avec très peu de gens. Un médecin m’a conseillé d’explorer cette piste, je lis en effet des choses qui me correspondent beaucoup mais j’ai clairement le syndrome de l’imposteur alors je voudrais être fixée 🙂
    merci pour votre article !

  13. Bonjour,
    Merci beaucoup pour ce témoignage. Je suis abasourdie. J’ai passé l’après-midi à me documenter sur les HP et je pense être zèbre. Je me retrouve parfaitement dans les descriptions. Je suis en souffrance et je cherche désespérément comment me sortir de ce tourbillon dans lequel je me trouve. Consulter un spécialiste est sans aucun doute nécessaire pour m’aider à développer mon potentiel et me sentir enfin bien dans ma vie.
    Je vais continuer mes recherches mais je pense qu’une porte s’est ouverte. Un grand MERCI 🙏

  14. Merci pour ce bel article (témoignage). Il y a (2 ou 3) jours , je me suis mis à faire des recherches sur le sujet car depuis un moment Youtube me recommendait une vidéo qui en parle. Perso , je sais que je suis une personne intelligente (je me connais un peu) comme beaucoup mais j’ignore si je suis #zèbre ou pas. En 1ère ou 2ème année , j’avais par curiosité envie de savoir mon QI, peut etre pour mettre des mots à mes questionnement à ce sujet mais j’avais abandonné. Et voilà qu’en Master 2 ces questions me reviennent,juste avant que je n’entre dans le monde du travail. Il y a comme une lutte en moi entre une voix qui me dit « tu es un hp » , l’autre qui me dit ; »c’est impossible ». Je n’ai pas peur ne pas etre zèbre , mais ma manière de fonctionner est celle décris par plusieurs d’entre eux. C’est chaud !

  15. Bonjour…
    Je suis diagnostiquée borderline ou bipolaire selon les années et les psy depuis plus de 20 ans.. traitements lourds ayant entraîné un trou de mémoire de 2 ans… blablabla…et aujourd’hui une pedopsy de confiance que je suis allée voir pour mon bébé qui est très en avance pour son âge me dit : »avec une maman HP vous voulez que votre bébé soit comment ? » Et on a discuté là dessus… à confirmer par des tests évidemment mais quel soulagement! Je n ai jamais « cru » au borderline ou autres, je me suis toujours sentie décalée, pas à ma place,je m ennuie vite, comme vous j ai changé X fois de jobs, j ai la bougeotte également…bref, plein de petites choses qui mettent sur la voie du « zèbre » et enfin quelqu un a mis des mots autres que « malade ». Encore une fois un gros soulagement et un gros poids me quitte ! Merci pour ce témoignage dans lequel je me suis reconnue

  16. Bonjour

    Depuis des années j’ai l’impression de ne pas être à ma place. Ni à mon travail ni avec mon entourage.
    Sentiment d’incompréhension et de manque de confiance en moi.
    J’ai passé le bac à 52 ans, avant cela j’ai été aide soignante et j’ai passé le concours d’infirmière que j’ai réussi. je n’ai pas suivi le cursus car je suis tombée malade.
    J’aimerai tant comprendre mon mal de vivre… Assez de cachets pour dormir et faire semblant…

    Qui pourrai répondre à mes questionnements.

    Bien à vous.
    Sylvie

  17. Bonjour, je m’appelle Sonia, j’ai 45 ans, il y a une vingtaine d’annees de cela j’ai été diagnostiquée schizophrène, après 4-5 ans d’hôpital de jour en psychiatrie, suivis d’un long parcours en psychiatrie jusqu’à aujourd’hui. Je suis toujours suivie par un psychiatre pour ma soi disant schizophrénie. Je n’ai jamais compris pourquoi les psychiatres m’ont attribué ce « qualificatif ». Ils ne me l’ont jamais expliqué et quand je pose la question à mon psy actuel, il ne veut pas y répondre. Les troubles dont souffrent les personnes schizophrènes ressemblent d’assez loin à ce que je vis, sauf que je n’ai encore jamais entendu de voix, j’ai fait un délire à thème « scizophrenique », vers l’âge de 23 ans, mais ce qui me fait souffrir vraiment c’est mon inadaptation sociale depuis quasi toujours, juste avec une période un peu plus heureuse sur ce plan quand j’étais à l’école primaire. Je me sens très différente des autres. Je pense être hypersensible. J’ai un regard très critique sur cette société, depuis mon enfance d’ailleurs. Je suis, paraît il, extrêmement douée pour le dessin. Je n’aime pas me vanter, et là, je le fais, car l’étiquette de schizophrène me pèse à tel point que cela m’obsède quotidiennement, presque 24h/24 depuis que ce diagnostic a été posé. Pourtant j’ai aujourd’hui deux enfants, l’une a quatre ans et l’autre 7 mois, et mon plus beau souhait serait d’être plus présente psychologiquement pour eux, en étant débarassée de cette question qui m’obsède à longueur de journée et qui m’empêche de vivre ma vie pleinement. Voilà. Je ne voudrais pas être trop longue à exposer ma pensée et me vanter de mes capacités sur Internet car peut être que cela ne sert pas à grand chose à par prendre de la place pour rien et énerver les gens, mais je ne sais pas comment me débarrasser de cette question qui m’obsède : suis je vraiment schizophrène ? Et mon psychiatre ne veut pas me répondre… Alors, à votre avis, comment je peux faire pour me débarrasser de cette question qui me gâche la vie ?

    1. Bonjour Sonia,
      Je vous conseille de changer de psychiatre et de voir un psychologue qui a l’habitude de travailler avec des profils zèbres.
      Bon courage
      Mel

  18. Bonjour,
    Dans mon cheminement personnel, des personnes de mon entourage m’ont dit que j’étais sans doute hpi/hpe. Je osé passé le test cet été et j’ai eu les résultats, la valeur finale de QI est de 108, mais en réalité, elle est subjective: j’ai une hétérogénéité des résultats, avec de très bons résultats en mémoire de travail et vitesse de traitement, et de très moyens dans le reste (IRP, et ICV je crois). Je me suis pourtant reconnue dans chacune des explications Mensa, les réponses des psychologues Monique de Kermadec et Arielle Adda etc. Même la neuropsy m’a dit en sortant du test qu’il n’y avait pas vraiment de doute possible. J’admets être dévastée car je ne me reconnais nulle part. Je ne pense pas être standard, ni être surdouée, alors que suis-je ?

    Bien à vous,
    Charlotte

  19. Bonjour Mel, on vient de me suggérer votre livre et votre blog. Je suis tdah diagnostiquée. Plusieurs personnes de mon entourage que je connais (elles même hp ou aspie) et même parfois des personnes que je ne connais pas plus que ça me disent que je suis intelligente et hp. Je suis complètement perdue puisque j’ai grandie avec l’idée que j’étais lambda avec un petit frère à 131 qui lui était intelligent. Mon fils ainé est hp avec un qi très hétérogène et mon père certainement hp++++. Les professionnels à qui j’en ai parlé me disent que ça ne sert à rien que je ne suis pas dans ce profil… mais là en lisant votre blog… waouw ce que je pensais être une normalité en fait non ça pourrait venir d’un hp… je me reconnais tellement ! je voulais savoir à votre avis si je passe le test avec un professionnel pas compétent est ce que ça va vraiment changer qqch sur les écart types? Il faut un vrai professionnel de la douance, pour le test ou surtout pour l’interprétation? Mille merci d’avance !

  20. Bonjour, après avoir détecté qu’un de mes petits-fils était HPI (test à l’appui), on vient de suspecter qu’un de mes fils(oncle du petit zèbre) serait lui aussi HPI test en court. La question que je me pose est celle-ci : suis-je aussi HPI ? Est ce qu’à 62 ans je peux passer le test? Je veux juste savoir pour ainsi comprendre beaucoup de choses sur moi. J’habite les Pyrénées Orientales et je n’ai pas trouvé de psychologue qui font le test dans votre liste. Est-ce que HPI est héréditaire ? Mon petit-fils va beaucoup mieux depuis qu’il a été diagnostiqué HP, mon fils dit sortir du brouillard et moi j’y vois un peu plus clair. Merci pour votre réponse. Cordialement

  21. Bonjour, je ne sais pas par quoi commencer mais je pense avoir vécu avec une Pn pendant plus de 30 ans, presque divorce ‘ pas encore officiellement ‘ , je vis seul avec mes 3 enfants. Beaucoup de chose à dire. Ma question principale est comment bien se reconstruire après une telle épreuve.

  22. Je t’avouerai que moi, hypersensible, je doute de tout. On me dit quand je jardine ‘non, c’est pas comme ça qu’on fait’, j’abandonne. J’adorerais me mettre au bricolage, mais trop peur d’être jugée. Si qqn me regarde, je flippe, je deviens TRES maladroite et perds mes moyens. J’ai besoin de rester seule, donc ça torune en boucle. Je me dévalorise énormément, d’ailleurs aujourd’hui je n’ai plus de travail et n’ose plus chercher. Les gens sont trop méchants, je me sens en total déphasage avec la société. Je m’isole.
    Je suis très caméléon. Je m’adapte. J’ai connu la vie ‘de luxe’, aujourd’hui je n’ai plus rien, même pas d’appartement. Je suis fauchée mais n’ose plus retourner vers le monde du travail. Spirale infernale. Un ordi qui rame (il a plus de 10 ans d’âge), pas à jour (car dépassé), connexion très capricieuse… Et je fais avec sans m’en plaindre (sauf là pour dire où j’en suis).

    Ma fille ainée avait été dépistée étant jeune (à 5 ans), je n’ai jamais fait le teste sur les 2 autres… ni moi bien sûr. Mais je me sens en grand décalage avec la société, je ne comprends pas ce qui se passe, la méchanceté, les jugements, les injustices, cette insouciance face au changement climatique, les riches sont dans leur bulle et aspirent à être encore plus riches (souvent au détriment des autres), les pauvres ont souvent un coeur bien plus grand et savent ce qu’est le labeur. QUel est le sens à cette vie ?

    Je me sens à part, en décalage avec les autres, nulle aussi, incomprise, mal aimée. Je ne sais plus quoi faire. je me demande ce que je fais là, ou ce que je dois faire. Je n’OSE pas. trop de complexes, peur de ne pas plaire aussi. Je me dis parfois qu je dois être bipolaire, car à l’approche des règles surtout, j’explose pour un rien, je suis imbuvable (même pour moi ! ) Je n’en peux plus et pourtant n’ose pas entreprendre. Sûr que je devrais consulter un psy pour m’aider à y voir clair, mais j’imagine de nombreuses séances à parler pour rien (sauf perdre de l’argent). Mais de l’argent, je n’en ai plus justement, j’ai divorcé et ai renoncé aux prestations complensatoires à la demande de mon ex-mari… qui a une très belle vie ! (belle maison, s’est récemment acheté une merco avec des jantes qui brillent de mille feux, part en voyage à la moindre occasion, laissant même mes ados chez lui des weekends entiers pour aller faire la fête !)

    J’ai la tête qui explose ! Peut-être de la douance, ou de la stupidité à son paroxysme ; je ne ferai pas de test, pour une question financière déjà, et de peur d’avoir un QI sous la moyenne. Je suis perdue ! Je suis dans mes pensées, toujours (contradictoires aussi) et vis ma vie par procuration.

    J’ai finalement l’impression qu’à 40 ans je suis comme une petite fille qui suit le mouvement, écoute tout ce qu’on lui dit (naïve que je suis), n’ose pas m’affirmer et n’entreprend pas pour ne pas risquer l’échec une fois encore. Ma vie EST un échec.

    Désolée de métaler, je crois que je cherche un béquille là où j’entrevois peut-être une raison à mon mal-être…

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