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LE BLOG DE MEL POINAS

Ici, on souhaite que chacun découvre et apprenne à vivre sereinement en étant HPI.

Découvre nos articles et outils concrets pour appréhender ces merveilleuses caractéristiques en toute simplicité.

HPI : comment s’adapter au changement de saison

changement de saison HPI

Survivre au changement de saison (et au Confinement !)

Nous y voilà, l’Automne est là et le changement d’heure qui va avec ! Quand j’étais jeune, enfant précoce qui s’ignorait, j’avais l’impression que mon moi infernal se réveillait en Novembre.

C’est comme si je devenais la pire version de moi-même.

Les années passant, j’ai fini par redouter ce terrible mois de Novembre. Je détestais la saison d’Automne que j’associais à une grosse déprime. Je ne savais pas encore que j’étais surdouée. J’ai découvert que j’étais zèbre l’année de mes 30 ans.

Etape 1 : comprendre pourquoi on déteste le changement de saison !

Cette phobie de l’automne a commencé vers mes 10 ans et a duré jusqu’à mes 30 ans. J’ai été fâchée avec le changement d’heure et les feuilles qui tombent pendant presque 20 ans. 

Mais pourquoi ? Pourquoi je ne pouvais pas blairer cette terrible saison ?

Comme beaucoup de HPI, en bon vieux profil haut potentiel, je réfléchis tout le temps et beaucoup. J’analyse tout. J’ai fini par arrêter de lire Cosmo, Femme Actuelle, Passeport Santé et Grazia. Visiblement les 5 super conseils pour survivre au changement d’heure n’ont clairement pas fonctionner sur moi ces dix dernières années.

En tout cas la vitamine C et le magnésium ne suffisent pas à maintenir ma positive attitude de l’été

J’ai pris le zèbre par les cornes… Et j’ai fait ce que je fais tout le temps quand il y a interrogation : une liste ! Je suis une adepte des listes.

J’ai listé tout ce qui est bien pourri dans le changement de saison été / automne.

Pourquoi on n’aime pas le changement de saison été / automne ?

La liste suivante non-exhaustive est tout à fait personnelle et peut être un peu perchée. Je préviens parce que certains seront peut-être surpris.

En tant que zèbre, HPI non détectée, je crois qu’avant je n’aimais pas l’automne pour les raisons suivantes :

le changement d’heure (qui est le plus terrible !)
Il fait nuit à 17h… On a l’impression de manquer de soleil. On met deux semaines à se remettre du décalage horaire d’une heure.

le climat, temps qui devient tout pourri. On ne peut pas prendre l’air et ça nous met le bourdon.

la nature se transforme, les arbres perdent leurs feuilles, tout se met au ralenti et le vert (de l’espoir) laisse la place au marron et au gris qui nous rappellent la terre.

La fin de l’année approche à grands pas et comme dans nos têtes ça sent la fin, et qu’on n’aime pas quand les choses s’arrêtent, ça nous met aussi en mode déprime ! Encore une année de plus qui se termine, ça passe trop vite et on se sent encore plus vieux que l’année dernière et on n’aime pas sentir qu’on devient vieux (parce qu’on se rapproche de la fin !)

– Pour finir, les quatre points précédents créent une sorte de malaise populaire général qui fait que tout le monde est grognon et du coup une partie de la population se transforme elle aussi en la pire version d’elle-même.

En gros, pendant le changement de saison on se sent fatigués et vieux !

Mais pour les personnes HPI, zèbres, surdoués, enfants intellectuellement précoce, personnes à Haut Potentiel, Philo-cognitifs, profils atypiques et j’en passe, est-ce que ce changement d’heure et ce changement de saison ne sont pas vécus encore plus difficilement ?

L’Impact du changement de saison sur moi en tant que zèbre 

Quand je ne savais pas que j’étais surdouée, j’essayais de me préparer à ce terrible mois de Novembre mais je n’y arrivais pas. J’étais à fleur de peau. C’est comme si la jauge émotionnelle atteignait son paroxysme. Je ne supportais plus rien, ni les autres, ni moi-même. Tout m’irritait.

Je suis une ancienne joueuse de Haut Niveau, j’ai été en centre de formation jusqu’à mes 18 ans. Toutes les années, sans exception, je me suis blessée entre le 20 octobre et le 5 décembre… Je n’ai pas passé une seule saison sans blessure ! Comme si mon corps subissait le trop plein de ses émotions et craque.

La cheville. Toujours les chevilles. 

La découverte du livre de Lise Bourdeau : Ton corps dit : Aime-toi !

Si je regarde le merveilleux livre de Lise BOURBEAU : Ton corps dit : Aime-toi ! (j’avais prévenu que ce serait perché à un moment donné) au terme chevilles j’ai la définition suivante :

« Il y a un manque de flexibilité dans ta façon de passer à l’action, de changer de direction, de faire face à l’avenir. »

Si je recoupe cette définition avec celle de la notion d’accident qui est la suivante : « avoir un accident est l’une des façons que tu as utilisé pour neutraliser ta culpabilité. Tu crois qu’ainsi tu auras payé le prix de t’être déclaré coupable. Tu n’as pas besoin d’être aussi exigeant envers toi-même et tu peux te permettre de faire des erreurs et surtout d’avoirs des limites. »

L’automne me renvoyait à mes limites ! Mes limites mentales et physiques ! Je n’acceptais pas d’être fatiguée et moins performante… Et craque, la blessure. Comme si parce que j’étais incapable de prendre la décision toute seule, mon corps m’obligeait à le faire !

Les gens disent souvent : c’est important de s’écouter… Mais qui s’écoute vraiment ? Et c’est quoi le mode d’emploi pour s’écouter ? Comment on s’écoute ?

Comprendre nos besoins émotionnels pour comprendre nos besoins physiques

Le livre de Lise m’a aidé à comprendre ce que mon corps essayait de me dire, mais j’avoue qu’avant ce nouveau livre de chevet, le relation émotion – corps était hyper compliquée…

Je vous conseille le livre de Lise Bourdeau pour comprendre la signification émotionnelle cachée derrière nos symptômes et maladies (le mal-a-dit) :

Avec le recul et aussi la prise de conscience d’être une personne à haut potentiel, je sais que cette sensibilité exacerbée qui se réveillait toutes les années au mois d’octobre, je ne l’acceptais pas, je ne la comprenais pas et je n’en voulais pas.

Je voulais me sentir et être normale !

Je refusais toutes ses émotions exacerbées par l’arrivée de cette nouvelle saison… Un peu comme si durant cette période de transition automnale, je devenais complètement cyclothymique. Atteinte de changements d’humeurs complètement dingues !

Le début de l’automne marquait une sorte de battle intérieur entre le moi que j’étais vraiment, qui visiblement souhaitait fortement être découvert, et le moi faux self qui refusait cette différence !

Mais alors, pourquoi je ressentais toutes ses émotions à l’arrivée de l’Automne ?

J’ai réfléchi à tous les points précédents… Finalement le changement de saison c’est une histoire de ressenti et de perception

Etape 2 : Accepter que l’être humain a également son propre rythme

En tant que zèbre, on est hypersensible à notre environnement et à la manière dont le monde tourne. Du coup, comme le reste de la Nature, on a tendance à se mettre au ralenti… N’oublions pas qu’à la base l’être humain est un être vivant !

Donc forcément, si tous les êtres vivants se mettent en mode tranquille pendant l’automne, voire en mode méga tranquille pendant l’hiver, on ne peut pas être à fond comme au printemps ou en été.

Le changement d’heure c’est vrai que c’est pourri, d’ailleurs les autres êtres vivants ne sont pas impactés par cela puisqu’ils n’ont pas de montre ! C’est vraiment un truc d’humain ce changement d’heure… Mais je me dis que nos amis Scandinaves, ils ont carrément moins de soleil que nous et ils s’en sortent hyper bien !

D’ailleurs, on a tous entendu parler de la mode HYGGE : le bonheur à la Danoise ! Ils ont vraiment tout compris ses scandinaves…

HYGGE : Heureuse comme une Danoise

Aujourd’hui, j’ai une tout autre vision de l’automne : je passe en mode slow life ! Et en mode Danoise HYGGE aussi. 🙂

Le HYGGE c’est quoi d’ailleurs ?

Au Moyen-âge « le mot hygge signifiait « penser » puis « mûrement réfléchi »« . Au XIXe, suite aux pertes de territoires et aux diverses défaites, « les Danois ont commencé à s’identifier avec la petitesse » et à accorder une grande importance au mot hygge. Le hygge, c’est « le sentiment qu’on est en sécurité, à l’abri du monde, et qu’on peut baisser la garde », il s’agit d’« une stratégie de survie ». Wikipédia

Hasard ? Hum, je ne pense pas ! 🙂

Le Hygge c’est surtout un art de vivre est une philosophie de vie lié à l’optimisme. L’idée c’est de se créer des moments chaleureux pour faire des petites joies du quotidien le bonheur avec un grand B. Fini les pique-nique au bord du Lac et les barbecues, pas grave, j’ai toujours adoré trainasser dans mon canapé avec un bon plaid et une tisane chaude ! Je mets des bougies partout et je m’endors à 22h quand c’est pas 21h30 ^^.

Le week-end, balade en forêt (désolée pour les citadins qui vivent le COVID enfermés en ville, j’habite en pleine montagne au milieu de la forêt), vin chaud et raclette party (à 2 ou en visio !) C’est quand-même plus fun que la luminothérapie et les cures de vitamines…

Les actions pour survivre au Mois de Novembre.

Alors, cette année en Novembre, on change ses habitudes. On prend pas le temps parce qu’on passe son temps à courir au quotidien.

On en profite également pour se recentrer sur soi :

On prend le temps pour lire, regarder des films, des séries, faire des siestes. On apprend à faire du sport devant sa TV, version Véronique et Davina (Gym Tonic). On prend son chat, son chien, son cochon d’Inde dans ses bras et on le câline jusqu’à lui user les poils du dos.

Pourquoi maintenant j’aime l’automne et le changement de saison ?

Oui, oui, oui, après avoir boudé l’Automne pendant 20 ans, sans comprendre pourquoi j’avais l’impression de me transformer de la mi-octobre à la mi-décembre… Maintenant j’ai compris ! 

L’automne c’était un peu la métaphore du changement et du déclin. Fin de l’été, fin des trucs cool, fin de la nature en fleur, fin de l’année qui approche… Bad Mood ! Avec toute ma sur-empathie, je ressentais ce changement trop intensément et je ne voulais pas accepter d’avoir un coup de mou, de ralentir, de voir cette nature s’éteindre pour mourir…  En fait, j’avais peur de la mort, de la fin, de l’échec. Comme si cette saison me renvoyait à quelque chose qui me mettait terriblement mal à l’aise.

J’AIME L’AUTOMNE !

J’aime profondément la nature. J’ai de plus en plus la sensation que je l’aime plus que les humains. Tout est simple avec la nature. Elle se suffit à elle-même, elle vit son cycle à son rythme. D’ailleurs, pendant qu’on vit tous enfermés comme des pestiférés, elle, elle ne change rien, elle continue son cycle, profitant même de cet arrêt sur image planétaire pour se ressourcer un peu plus que d’habitude.

Elle se réinvente toutes les années et ne produit jamais de déchet. Les feuilles qui tombent sont absorbées par la terre. Magique ! Le goût des choses simples. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau que ce que produit la Nature

Aujourd’hui, si j’aime l’Automne, c’est parce que j’ai justement compris qui j’étais, que je l’accepte comme maintenant j’accepte l’arrivée de cette belle saison.

Le fait de découvrir que j’étais HP a donné beaucoup de sens à ma vie.

Et puis, la Nature n’est jamais aussi belle qu’à l’Automne !

automne aix les bains lac

Les belles feuilles vertes qui rougissent puis jaunissent puis tombent pour former des tapis multicolores sur les sentiers. Les balades en forêt en ce moment sont incroyables. Je ne l’avais jamais remarqué avant. En ouvrant les yeux sur qui j’étais, j’ai ouvert les yeux sur ce qui m’entourait. J’ai eu une sorte de déclic.

L’être humain (et ses normes absurdes comme la recherche démesurée de performance et de perfection) n’est plus mon modèle et je n’essaye plus de m’y conformer. Je vis aux rythmes de la nature et des saisons.

La nature suit son rythme de vie et il est cyclique. En automne, comme les arbres, je me mets en repos végétatif ! Non je déconne, mais j’en profite pour me recentrer sur mes projets intérieurs…

Introspection, calme, repos, méditation, plaisir.

En attendant le beau manteau neigeux et les sorties raquettes, je ressors la grenouillère Koala et les grosses chaussette moumoutes ! C’est cool aussi ces deux mois où je m’accorde officiellement le droit de ne rien faire. En tout cas de faire moins que d’habitude

Et au travail alors ?

Ben oui, parce que facile à dire ! Mais au boulot, on fait comment ? Est-ce qu’on peut aller voir son boss en lui disant : oui je suis mou, je prépare l’hibernation et comme il fait nuit à 16h30 ben je ne suis absolument plus productif à partir de 15h ?

C’est peut-être pour ça que les Scandinaves commencent à 7h du mat’ et finissent à 16h ? En tout cas côté Happy Management et Bien-être au travail y a clairement une réflexion à avoir sur le rythme de travail lié aux saisons !

Conclusion pour survivre au changement de saison 

Mon conseil c’est comme toujours de vous écouter (on y revient). On pense au livre de Lise, qui, vraiment, est excellent ! Vous êtes fatigués ? Vous vous sentez mous ? C’est normal, votre corps d’être vivant s’adapte au changement de saison. Ce qui veut dire que vous devez aussi changer de rythme…

Dormez plus, essayer de vous coucher plus tôt.
– Mettez de la douceur dans votre vie.
Investissez dans une grosse couette et des bons oreillers.
Faites vous un coin cocooning à la maison pour vous sentir bien chez vous.
Investissez dans des bonnes tisanes bio ou mieux, ayez vos aromates sous la main ! Un brin de Miel dedans, la potion magique parfaite pour passer une bonne soirée et vous préparer à bien dormir.
Devenez un viking Danois pendant quelques mois.
– Dernier conseil : last but not least >> essayez de profilter du confinement pour apprendre à ne rien faire, reposez-vous vraiment.

Bref, préparez-vous pour l’hiver, prenez soin de vous ! 

Merci à tous d’être sur Suivez le zèbre ! Le blog a une place particulière dans ma vie, il m’a énormément aidé, et grâce à vous, je continue ma thérapie par l’écriture.

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