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Ici, on souhaite que chacun découvre et apprenne à vivre sereinement en étant HPI.

Découvre nos articles et outils concrets pour appréhender ces merveilleuses caractéristiques en toute simplicité.

Gérer son hypersensibilité quand on est zèbre, surdoué, HPI

Gérer son hypersensibilité et ses émotions quand on est zèbre, surdoué, HPI

Être hypersensible, émotif et zèbre, surdoué, haut potentiel

J’avais besoin de temps et de prendre du recul pour écrire cet article… J’ai découvert il y a à peine 2 ans que j’étais zèbre. Je me suis toujours trouvée hypersensible ou trop émotive mais je n’avais pas forcément compris d’où ça venait. Pourtant, comme toujours, j’avais besoin de comprendre.

En découvrant que j’étais zèbre, j’ai compris pourquoi j’avais cette sensibilité à fleur de peau, pourquoi je prenais tout à coeur et surtout pourquoi j’avais besoin de sens, de logique et de justice au quotidien. Chez moi, le fait d’être zèbre traduit également l’hypersensibilité émotionnelle. Est-ce le cas de tous les zèbres ? Je ne sais pas.

On peut être hypersensible sans être surdoué. On peut être émotif sans être zèbre. Est-ce que lorsqu’on est zèbre on est forcément hypersensible . J’ai l’impression que comme pour la douance, les avis sont partagés. Pour certains psychologues, blogueurs, journalistes, médecins, il y a une différence entre capacités cognitives et hypersensibilité émotionnelle. Pour d’autres, dont Jeanne Siaud-Facchin, les deux sont inextricablement liées. Je n’ai pas de réelles réponses à vous apporter. Pour ma part je suis les deux, zèbre et hypersensible dont je vis ma vie en partie à travers ses deux spectres.

Quoiqu’il en soit, maintenant que j’ai mis le doigt sur cette caractéristique : hypersensibilité, comment apprendre à vivre avec

Comment apprendre à gérer le fait d’être surdoué et en plus émotif et en plus hypersensible ?

L’hypersensibilité et l’émotivité, qui pour moi sont intrinsèquement liées, ont toujours été ma « faiblesse ». Jusqu’à il y a peu en tout cas. Aujourd’hui, je sais que c’est une force, mais le chemin est long pour s’accepter émotif et hypersensible.

Déjà faisons un point sur les définitions de l’émotivité et de l’hypersensibilité afin de savoir de quoi on parle.

L’émotivité :

Selon le Larousse : « Caractère d’une personne émotive, disposition à être affecté par des événements souvent insignifiants« .
Quand je lis cette définition, j’ai déjà envie de crier au Secours ! Euh, non je n’ai aucune disposition à être affectée par des événements souvent insignifiants !!! Bien au contraire, c’est parce que ça me touche que je suis affectée !

Heureusement, Wikipédia est là ! Comme quoi, en 2019, il est parfois plus fiable de faire confiance à des open sources…

Définition de l’émotion selon wikipédia 

« L’émotion (de l’ancien français, au xiiie siècle « motion », de la racine latine emovere « mettre en mouvement ») est une expérience psychophysiologique complexe et intense (avec un début brutal et une durée relativement brève) de l’état d’esprit d’un individu humain ou non-humain liée à un objet repérable lorsqu’il réagit aux influences biochimiques (interne) et environnementales (externe). Chez les humains, l’émotion inclut fondamentalement « un comportement physiologique, des comportements expressifs et une conscience ». L’émotion est associée à l’humeur, au tempérament, à la personnalité et à la disposition et à la motivation. Le mot « émotion » provient du mot français « émouvoir ». Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie « hors de » et movere signifie « mouvement ». Le terme lié « motivation » est également dérivé du mot movere.« 

C’est marrant de voir que l’émotion et la motivation ont la même racine ! Je trouve ça plutôt cool, et concernant le haut potentiel, ça me semble tout à fait cohérent. Nos émotions intenses sont, en quelque sorte, parallèles à notre pouvoir de grande motivation (ou au contraire de procrastination intense).

La théorie des émotions selon Robert Plutchik

Toujours selon Wikipédia : La théorie psycho-évolutionniste des émotions de Robert Plutchik est l’une des méthodes de classification des réactions émotives générales. Plutchik considérait qu’il y avait huit émotions de base : la joie, la peur, le dégoût, la colère, la tristesse, la surprise, la confiance et l’anticipation.

Plutchik était d’avis que ces émotions étaient le reflet d’un taux de neurotransmetteurs, donc qu’elles étaient le reflet d’un mécanisme purement biologique qui avait évolué pour faciliter l’adaptation de l’animal sur le plan de la reproduction. Il a défendu leur primauté en montrant que chacune d’elles déclenchait un comportement d’une grande valeur de survivance ; par exemple, la peur inspirait la réaction de fuite ou de combat, la colère inspirait la défense de ses acquis (dont la femelle), la tristesse impliquait le repos essentiel pour l’auto-préservation de l’organisme, et la joie impliquait la recherche de ressources.

La théorie psycho-évolutionniste de Plutchik sur les émotions de base repose sur dix postulats :
  1. Le concept d’émotion s’applique à tous les niveaux d’évolution et à tous les animaux, y compris l’être humain.
  2. Les émotions ont évolué et amené diverses formes d’expression chez diverses espèces.
  3. Les émotions ont eu un rôle adaptatif en aidant les organismes à régler des questions clés de survie posées par l’environnement.
  4. Bien que les formes d’expression d’émotions varient selon les espèces, il y a certains éléments communs ou modèles prototypiques.
  5. Il y a un petit nombre d’émotions de base, fondamentales ou prototypiques.
  6. Les autres émotions sont toutes des états mixtes ou dérivés, c’est-à-dire des mélanges, composés ou combinaisons d’émotions de base.
  7. Les émotions de base sont des concepts hypothétiques ou des états idéalisés dont les propriétés et les caractéristiques s’induisent de diverses manifestations.
  8. Elles peuvent se systématiser en paires d’émotions opposées.
  9. Les émotions varient toutes par leur degré de similitude.
  10. Chaque émotion se manifeste à divers degrés d’intensité ou d’éveil.

theoriedesemotions

La roue des émotions de Robert Plutchik.

Sur la page Wikipédia des émotions, il y a le schéma ci-dessus : la roue des émotions de Robert Plutchik.

Roue des émotions de Robert Plutchik
J’ai vu toutes ces couleurs dans cette rosace et je me suis dit, hum, mais qu’est-ce que c’est cette belle fleur ! Je la trouve intéressante, essayer de comprendre quelles émotions sont liées entre elles et ce vers quoi elles nous font tendre.

Il y a plein de psychologues et de chercheurs qui ont travaillé sur les émotions, la transmission, l’aspect cognitif, les stimuli… Je ne les connais pas tous, mais si c’est un sujet qui vous intéresse, n’hésitez pas à le creuser de votre côté.

Passons maintenant à l’hypersensibilité, qui concerne également une grande majorité de zèbres.

L’hypersensibilité

Selon le Larousse

  • Sensibilité exagérée ou extrême.
  • Réaction de défense de certaines plantes contre un parasite, caractérisée par une nécrose des cellules attaquées et une protection des tissus voisins.
  • État d’un organisme réagissant d’une manière excessive à l’introduction d’un antigène. (L’allergie est une forme d’hypersensibilité.)

Définitivement, les définitions du Larousse, je ne suis pas très fan. « sensibilité exagérée« … Je ne pense pas que les zèbres, surdoués, haut potentiel, soient des profils avec une sensibilité exagérée. C’est maladroit comme définition. Je préfère intense, exacerbée, développée.

Reprenons la définition de l’hypersensibilité de Wikipédia :

« L’hypersensibilité est une sensibilité plus haute que la moyenne, provisoirement ou durablement, pouvant être vécue avec difficulté par la personne elle-même, ou perçue comme « exagérée », voire « extrême, » par l’entourage.

D’après les recherches de psychologues et psycho-cliniciens, les « individus hautement sensibles » représenteraient environ 15 à 25 % de la population. Les caractéristiques de cet ensemble découlent d’une plus forte réactivité à une même stimulation, ce qui a des aspects positifs – Jung parle de « caractère enrichissant » – et des aspects négatifs, comme une sensibilité accrue à la peur.

Le terme « individu hautement sensible » est ici traduit par « hypersensible », mais cette traduction peut porter à confusion. D’autres traductions existent comme « hautement sensible » ou « sensibilité élevée ». Marie-France de Palacio et Saverio Tomasella proposent d’utiliser les termes « ultrasensible » et « ultrasensibilité », plus précis et plus valorisants.« 

Une intensité qui est beaucoup plus forte

Donc tout comme la gestion des émotions, l’hypersensibilité est une réaction plus forte, plus intense, plus développée.

J’en déduis, sans être une scientifique, que forcément, notre côté atypique, notre potentiel, bref la façon dont fonctionne notre cerveau, a rendu nos sens plus affûtés. Nous ressentons les choses plus profondément car nous réagissons de façon plus intense aux stimuli qui nous entourent

On voit l’hypersensibilité comme un défaut ou une tare alors que c’est une véritable chance. des sens plus développés ! 

 

Comment je gère mon émotivité ?

De façon simple et efficace : je ne la gère pas ! Enfin, je devrais plutôt dire, je ne la gère plus

Les émotions chez le surdoué, comment ça marche ?

Avant, j’essayais de cacher mes émotions, de les retenir, comme si j’en avais honte… Comme si c’était une faiblesse, quelque chose que je ne devais pas avouer parce que ce n’était pas acceptable ou pas professionnel… Aujourd’hui je sais que c’est plutôt une force d’être capable de ressentir toutes ses émotions et de les ressentir aussi fort.

Quand c’est une émotion lié à un truc pourri, on ressent très très intensément une émotion pourrie, mais quand c’est un truc cool, le bonheur que l’on ressent est magique ! Et comme je suis fan (complètement fan) de Vice-Versa (le Disney Pixar), je sais que pour ressentir des grands bonheurs, il faut également connaître de grandes tristesses.

Vice Versa Le film

Après c’est sûr que fondre en larmes devant ses collègues de boulot parce qu’on est fière d’un truc qui vient de se passer, ou parce qu’on est touché par une attention de l’un d’entre eux, bon c’est toujours un peu bizarre.

Le jugement des autres sur l’émotion et l’hypersensibilité

Et puis l’émotion est presque toujours mal perçue dans nos sociétés modernes, tout comme l’hypersensibilité… Comme si le fameux : « elle est trop émotive » ou « elle est hypersensible » était une tare ou une faiblesse. D’ailleurs on a pu voir dans les définitions du Larousse que le dictionnaire de la langue française contribue à transmettre ce type de stéréotype et d’idées reçues.

 

Comme je ne suis pas très fan de la notion de normes, de cases et des stéréotypes, et puis aussi parce que ça me bouffait la vie d’essayer de cacher qui je suis ! J’ai donc décidé de ne plus cacher mes émotions mais d’assumer mon émotivité et mon hypersensibilité qui sont le reflet de ce que je suis.

C’est à dire que je laisse mes émotions venir et je les accepte.

Mes conseils pour apprendre à gérer ses émotions et/ou son hypersensibilité.

Je le redis, je ne suis pas psy, tout ce que je vous propose sur le blog, c’est ma vie, mon expérience et mes solutions « maison ».

Quel travail pour gérer ses émotions ?

Ce ne sera peut-être pas convaincant pour tout le monde, mais si ça peut aider quelques zèbres à mieux vivre leur sensibilité alors tant mieux.

1- Identifier ce qui déclenche des émotions intenses chez nous ?

Pour éviter les émotions trop violentes, j’essaye de ne pas me mettre en situation de stress.  Donc pour ne pas me mettre en situation de stress, j’ai identifié ce qui me mettait en stress.

A- La TV

Comme beaucoup de zèbres, l’injustice me met en situation de stress. Bon, essayer d’éviter l’injustice, c’est pas évident… Mais pour éviter au maximum de m’exposer à ça, j’évite par exemple les reportages à la TV qui parle de sujets que je trouve injustes : la maltraitance des êtres humains, la maltraitance des animaux, la pollution, la corruption, le droit des femmes, des enfants, le journal de 20h (et tous les journaux en général)…

Je ne regarde pas les émissions qui manquent de bienveillance, d’humanité, de culture, (en gros je ne suis pas très fan de Cyril Hanouna et des anges, des princes et des princesses, ou la majorité des émissions de télé-réalité). C’est mon côté Blanche Gardin, je ne comprends pas pourquoi les gens regardent de la merde surtout quand il disent mais je sais que c’est de la merde mais je regarde juste comme ça… Oui, ben si tu trouves ça pourri pourquoi tu regardes, moi j’aime pas les anchois, j’en mange pas juste comme ça pour voir. En plus ça fait de l’audimat, du coup les chaînes pensent que ce sont des émissions qui marchent. Et on se les tape pendant 10 ans !

Oui finalement si j’y réfléchis, je ne regarde pas la TV… Je vais finir comme le vieux derviche de Candide ou l’optimisme, seule dans mon jardin (avec Léon) et peut-être quelqu’un qui arrive à me supporter et aussi que j’arriverais à supporter. 

B- Les Séries

En fait, la TV ça me sert uniquement à regarder des séries. L’avantage avec les séries c’est qu’on les choisit on en les subit pas comme les émissions de TV.

Du coup, je regarde essentiellement des séries drôles, et même pour les films, je suis assez branchée comédies. Je ne regarde rien de violent, aucun film d’horreur, très peu de thrillers… ça m’intéresse pas. Et puis je me rappelle encore des films d’horreurs que j’ai vu quand j’étais plus jeune, et même en y repensant aujourd’hui, je suis toujours traumatisée !

C- Les Réseaux sociaux

C’est un peu pareil pour les réseaux sociaux. Je ne suis pas sur Twitter, j’ai créé un compte parce qu’une fois, une personne de twitter a un peu (beaucoup) déboité mon blog et j’ai voulu répondre. Mais c’est un réseau social qui ne me convient pas. Même si c’est une mine d’or d’information, pour moi c’est surtout le réseau social des « haters ». Les gens se lâchent derrière des pseudos pour critiquer tout et n’importe quoi et parfois avec une orthographe qui pique les yeux.

Là encore, pour me préserver et ne pas voir que l’humanité part en brioche, je préfère ne pas en faire partie. Je me rends compte qu’avec le temps, je deviens de plus en plus sauvage, un peu renfermée quoi ! C’est sûrement l’effet Nouvelle-Zélande, 10 moutons pour un habitant… Je ne suis plus habituée à voir autant d’êtres humains sur si peu d’espace.

D’ailleurs si Facebook était un pays, il serait le plus grand pays du Monde ! Plus de 2,5 milliard d’utilisateurs… Assez dingue quand on y pense.

D- Le savoir-vivre

Les zèbres et le savoir-vivre… Le manque de respect, le manque d’éducation, la politesse, la bêtise… Bien-sûr que c’est agaçant, pour tout le monde je pense, mais pour les hyper-émotifs et hypersensibles d’autant plus !

Du coup les réseaux sociaux, pour moi ça se limite à un usage unique pour le blog : Facebook sur ma page Suivez le Zèbre, Instagram, également pour Suivez le zèbre et Linkedin pour ma vie professionnelle.

J’aime le fait d’avoir une communauté avec laquelle partager autour de Suivez le zèbre. J’aime aussi le fait de choisir de suivre des personnes inspirantes grâce à Instagram et Facebook. Par contre, je vois malgré tout, des actus dans mon fil Facebook, dont des infos que je ne préférerais pas voir… Je me pose souvent la question d’arrêter les réseaux sociaux, de revenir à des échanges plus simples

Mais j’ai rencontré des super belles personnes grâce à Suivez le Zèbre, je préfère voir l’aspect positif des réseaux et les garder parce que Suivez le zèbre est vraiment un projet qui me tient à coeur, et les réseaux restent le meilleur moyen de le faire connaître et le partager.

Les travers à éviter quand on est hypersensibles et/ou hyper-émotifs

J’insiste sur la morale de vice-versapour connaître des moments de joie, on a aussi besoin d’être parfois triste.
RAPPEL : C’est important de ne pas nier ses émotions, de les reconnaître et les accepter.

2- Comprendre ce qui déclenche en nous des émotions

En tant que surdoués, lorsque l’on est confronté à une situation qui nous met en « danger émotionnellement », je dirai que deux solutions s’offrent à nous :
– la communication et le dialogue pour apaiser la situation (et s’apaiser aussi, pour éviter le blovage et l’activation du mode petit vélo qui tourne en boucle dans la tête). 
– si le dialogue n’est pas possible, parce qu’on est en sur-émotion ou que l’autre en face n’est pas en capacité de dialoguer avec nous, prendre du recul, s’apaiser, et en reparler à un autre moment.

Quoiqu’il en soit, après quelques temps, se poser la question de : pourquoi cette situation a généré en nous une telle émotion ?

A- Zèbres, une éponge aux stimuli de notre environnement

Quand on est zèbre, on est une éponge à se qui nous entoure. Le travers, c’est de virer complètement paranoïaque et penser qu’on est le centre du Monde… Comme on est centré et concentré sur les moindres détails, on peut penser que le monde et également centré sur nous. Pas du tout ! 

On arrête de croire que le monde entier nous juge et nous déteste, on respire et on se concentre sur les évènements et les gens positifs autour de nous.

J’essaye de m’appliquer un truc que m’a dit mon vétérinaire pour Léon ! Oui, je sais que la comparaison peut sembler douteuse, mais comme on pense et on réfléchit tout le temps, je suis sûre que ça peut marcher pour nous aussi. 

B- La méthode canine de la diversion !

Léon c’est mon bouledogue français. Il est assez sensible comme chien, un brin psychologique. Il s’est fait attaquer deux fois par des bergers allemand / belge quand il était petit et depuis il a peur des chiens plus gros que lui. Soit la peur d’une population canine qui représente plus de 80% des chiens.

Quand il voit un chien, il devient complètement dingue, il aboie, il tire sur sa laisse, ses poils se dressent, il fait genre qu’il veut attaquer alors qu’il est nul à la bagarre. Quand la situation se produit, mon vétérinaire m’a conseillé de le distraire. En créant une diversion (par le jeu, la friandise, un pouet-pouet etc) son attention se focalise sur autre chose et il oublie le gros chien qui passe… Et ça marche ! 

Conclusion, quand quelque chose nous prend la tête et que ça fait le petit vélo, il faut qu’on se force à penser à autre chose. Il faut focaliser notre esprit sur un truc cool. Là à chacun son truc cool qui le détend…

 

Hypersensibilité, hyper-émotivité et attaques de panique.

Comme le zèbre pense tout le temps, se remet en question tout le temps, anticipe tout, tout le temps, voit des trucs là où parfois, il n’y a rien à voir

Et ben ça peut vite dégénérer en attaque de panique.

Je n’ai jamais trop fait de crises d’angoisse, sauf à une période de ma vie où j’étais en totale perte de sens et de repères

Je rentrais d’ERASMUS en Espagne, et quand je suis rentrée j’étais complètement déconnectée. Après avoir passée une année de dingue, au soleil, super bien entourée, où je faisais ce que j’aimais (essentiellement jouer au basket, voyager, faire la fête, profiter !) le retour était très difficile. 

Je suis rentrée en France, chez moi, mes parents en pleine séparation, la maison vide, école de commerce à Lyon, alternance, retour à un monde « normé », avec des allers-retours entre mon domicile et mon école en train, où je perdais énormément de temps.

Le rythme était difficile, je me levais tôt, je rentrais tard, je dormais pas assez, je passais plus de 2h par jour dans les transports en commun. J’avais du mal à m’intégrer à ma promo parce qu’on avait pas du tout les mêmes centres d’intérêt et la même vision de la vie. J’avais quasi plus le temps de faire du sport…

La gestion du changement quand il est toxique

Le changement de vie a été radical en deux mois et beaucoup trop radical. J’étais pas du tout préparée, j’avais pas anticipé un tel changement. J’étais passée d’une vie où je faisais tout ce que j’aimais, où j’étais entièrement libre, à une vie qui ne me ressemblait pas. 

Du coup, c’était l’angoisse, au premier sens du terme ! Je me sentais comme dans des fringues trop serrées dans lesquelles on n’arrive pas à respirer et on étouffe ! C’est d’ailleurs pour ça que l’entrée dans le monde du travail a été compliquée. Je ne savais pas pourquoi je travaillais.

J’étais malheureuse, j’étouffais. J’avais souvent une pression dans la poitrine parce que j’étais stressée tout le temps, angoissée, oppressée par ce que j’étais en train de vivre ! J’avais peur que ça devienne mon quotidien pour les 40 prochaines années de ma vie.

 

Trouver un équilibre quand on est zèbre

Puis petit à petit j’ai trouvé un équilibre. J’ai déménagé, j’ai pris un appart qui me plaisait, j’ai rencontré des nouvelles personnes, je me suis faîte des amis…

Retrouver du sens

Je me suis construite, j’ai pris le temps jusqu’à aujourd’hui. Maintenant j’ai enfin trouvé un métier qui, la majeure partie du temps, fait sens. Même si je gère des êtres humains puisque je suis prof et ironie, en école de commerce. 🙂
Ce sont de jeunes adultes, et ils ne sont pas tous réceptifs mais la majorité du temps, je me dis que ça en vaut vraiment la peine.

En fait je crois que j’aurais adoré avoir une prof comme moi en école de commerce, juste parce que ça m’aurait permis de me dire que j’avais le droit d’être là. J’avais le droit d’être différente et décalée.

Aujourd’hui, je sais que j’ai aidé certains de mes étudiants à découvrir et s’identifier en tant que zèbres ! Et rien que pour ça, je suis super fière de faire ce métier (en reconversion). J’ai l’impression d’être beaucoup plus utile aujourd’hui que lorsque j’étais en entreprise.

 

Lâchez prise, accepter, ne pas essayer de tricher.

Je vous l’ai partagé sur ma page Facebook cette semaine, je suis fatiguée en ce moment. Avec la Nouvelle-Zélande, je n’ai pas eu d’été, je m’enchaîne deux hivers de suite, je travaille beaucoup, je viens de déménager, j’ai été malade…

Accepter de ne pas arriver à tout gérer.

J’ai coupé avec le blog pendant 2 semaines et je n’ai pas écrit pendant plus d’un mois. J’en avais besoin. Et c’est pas grave, ça ne remet pas en cause le fait que c’est toujours mon bébé projet et que j’ai encore envie de faire plein de choses avec !

Côté perso, j’ai énormément calmé ma vie sociale pendant quelque temps. J’étais crevée, et j’avais envie d’être tranquille chez moi. C’est pas que je n’aime plus mon entourage, j’avais juste besoin d’un break. Et je leur ai dit, ils sont en capacité de comprendre, et si ils y en avaient eu qui n’étaient pas en capacité, tant pis ! Pour être bien avec les autres il faut déjà d’abord être honnête avec soi-même.

Je suis une boule de projets, avec un côté hyperactif. Quand je tire trop, ça lâche, je le sais… 

Le zèbre et la foule, la société, les gens, les autres quoi.

On me demande souvent mon lien avec la foule. Je n’aime pas forcément aller dans les supermarchés, à la banque, où dans des endroits où il y a du monde, parce que ça me saoule et que je n’aime pas la proximité avec des inconnus.

Pourtant, mes amis pensent que je suis hyper sociable ! Je choisis juste avec qui…

Les seuls endroits où je m’en fous c’est les restaurants, les bars, tant que j’entends pas les conversations des tables à côté de moi… Sinon, je peux pas m’empêcher d’écouter ce qu’ils disent ! 🙂

S’adapter à notre société quand on est un profil sensible et émotif

Du coup, je fais mes courses au drive, je gère tout sur internet, même quand je dois acheter des fringues, la majorité de mes achats se passent en ligne, en plus je trouve ça pratique…

Autre solution, j’essaye de regarder la fréquentation pour y aller quand il y a le moins de monde possible (ce qui est facile car comme je suis prof je ne travaille pas en horaire de bureau et j’ai des plages où je peux y aller quand il y a personne).  Je consomme local, donc chez les producteurs y a moins de monde qu’en supermarché, ça aide aussi…

Mettre toutes les chances de son côté pou ne pas être exposé

Et puis je vis à la campagne, dans une copro ou on est 5, et les voisins sont cool dans l’ensemble, donc ça aide aussi…

Il y a peu de passage, on est entourée par la nature, c’est calme… Du coup, moins de stimuli, moins de source de stress, moins de possibilité de ressentir des émotions violentes ou négatives. Je ne pourrais plus jamais habiter en ville. Trop de monde, trop stressant, trop fatiguant. Parce que d’être sans arrêt soumis aux stimuli de notre environnement ça nous fatigue énormément…

 

Hypersensible, émotive et… Sauvage !

Je suis vraiment quelqu’un de sauvage, je le sais et voilà c’est comme ça. Le midi, si la salle des profs est bondée, je préfère manger dans ma salle pour être tranquille, éviter le bruit, reprendre des forces pour assurer l’après-midi. Par contre quand on est 4/5 ça va. Il y a un vrai échange, et c’est pas le brouhaha.

La maîtrise de l’impulsivité de nos émotions

Quand on est arrivé dans notre nouvel appart, on a découvert qu’un de nos voisins avait pris la mauvaise habitude de jeter ses mégots dans notre jardin. La jauge des émotions est monté directe en flèche !

jauge d emotions

Je ne comprends pas à quel moment, on peut se dire que le jardin de ses voisins est une poubelle… Même si j’avais qu’une envie, c’était de monter chez le voisin avec ses 70 mégots et lui les balancer en pleine face, je me suis dit que ce ne serait vraiment pas constructif et que ce serait dommage de commencer cette nouvelle aventure immobilière comme ça.

Du coup, j’ai réglé la question intelligemment. Et heureusement, le voisin, même s’il n’a pas reconnu ses torts, a au moins arrêté de balancer ses mégots dans le jardin. Au final, qu’il reconnaisse qu’il s’excuse et que c’était lui, je m’en fous, ce qui compte c’est de ne plus être pollué.

 

Solutions pour apprendre à gérer ses émotions.

Je vous conseillerais toutes les activités liées à la détente et à ce qui peut « calmer », « reposer » notre cerveau :
Méditation
Sophrologie
Massage
Marche 
Lecture
Activités manuelles en tout genre
Se reposer, dormir, faire des siestes
Avoir et prendre du temps pour soi
Apprendre à dire Non
S’intéresser au développement personnel et à la pleine conscience
Accepter d’être différent et d’être perçu comme différent (mais en fait, on l’est tous, puisque la norme n’existe pas)
Accepter d’être angoisser et stresser et trouver les moyens qui aident à se détendre pendant les moments de panique
Se rassurer en faisant des choses qui nous réconforte

 

Conclusion : le zèbre hypersensible et ses émotions

Être zèbre, c’est être à la fois émotif et sensible. On ne changera pas. Notre cerveau est « responsable » de cela. Notre immense capacité à ressentir intensément le Monde ! Quelle chance quand on y réfléchit… C’est comme Rémi dans Ratatouille, (oui j’aime bien les dessins animés), c’est un don… 

Une fois qu’on l’a apprivoisé, qu’on arrive à faire redescendre la jauge des émotions, qu’on sait la doser et en apprécier les différents niveaux, ça nous offre une palette du Monde tellement colorée qu’on ne saurait pas vivre autrement !

Apprendre à gérer ses émotions, c’est surtout apprendre à se connaître. Savoir quels combats sont bons à mener, et ce qui n’en vaut pas la peine.

Pour aller plus loin, lire aussi

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  1. Tellement juste!
    Merci de mettre des mots sur ce que nous vivons tous au quotidien et d’expliquer avec bienveillance notre coté un peu insociable qui parait hyper sociable.

  2. Bonjour Mel et merci pour cette belle synthèse, fouillée, large et en même temps très « vraie ». Personnellement je m’y retrouve complètement et voilà un message qu’il faudrait placarder partout pour expliquer très tôt à chaque personne qui se reconnaît qu’elle n’est pas « buggée », qu’il y a une explication.
    Habitué à être sans arrêt ou presque dans l’émotion, il n’est pas toujours simple d’identifier si on est habité par une émotion ou pas, si nos pensées qui en découlent s’inscrivent dans le cadre d’une émotion ou sont le reflet de notre véritable personnalité. Alors ces pensées puis les comportements voire les décisions qui s’ensuivent peuvent être très perturbants pour notre entourage et pour nous, on donne quelquefois l’impression de changer d’avis.
    Malgré toutes les difficultés potentielles et l’historique possiblement chargé avant l’Explication, je suis d’accord pour dire qu’être ainsi est une chance, qu’il faut essayer de bâtir notre vie sur ces fondations et non pas vivre en se gérant. Le cheminement peut être compliqué, voire très compliqué, c’est la raison pour laquelle la communication, comme sur ce blog, est vraiment très importante, je ne sais pas quels seraient les moyens d’amplification de ces messages, comme les vôtres.
    Merci encore

  3. Bonjour ! Je me reconnais à 1000% dans ce que tu écris… Et j’ai même eu exactement la même histoire avec les mégots dans le jardin !! Merci pour ce partage.

  4. Michaël COTTIER

    Superbe article qui m’a presque fait monter la larme à l’oeil. Juste parce que tout ce qui est dit, c’est exactement ce que je ressens/vis. Et le plus dur, c’est d’être un homme comme ça.
    Être une femme qui se laisser submerger n’est pas très bien vu, mais un homme …
    Mais tu dis très justement que quand on ressent quelque chose, c’est plus fort, comme les moments de bonheur qui deviennent des moments puissants.
    Vraiment un article que je trouve super et que je vais m’empresser de partager et de relire pour intégrer certains points qui me paraissent intéressants dans la gestion (le coup du chien notamment ^^) un grand merci pour cet article !

    1. Merciiiiiii !
      et merci d’être toujours un fidèle lecteur de Suivez le zèbre.
      C’est vrai que quand on est un homme, le regard des autres doit être encore plus difficile à gérer ! Pourtant, c’est aussi super touchant de voir un homme qui accepte sa sensibilité et ça lui donne un charme fou 😀
      Si tu veux témoigner sur le blog sur ce sujet (ou un autre d’ailleurs !) ce serait avec grand plaisir.
      A très bientôt Mickaël.
      Je te souhaite une très belle journée.
      Mel

  5. Merci pour ce texte. J’ai tellement l’impression que tu écris ça en décrivant ma vie 😉 Très heureux de voir comment tu arrives aussi à te faire ton chemin dans ce monde qui nous ressemble si peu 🙂 Belle journée

  6. Hello,
    Je découvre ton blog et c’est le 2e article que je lis. C’est génial, je t’encourage !
    Ce que tu dis sur ta façon de gérer ta vie me fait me sentir moins seule, puisqu’il y a beaucoup de choses que je fais aussi pour les mêmes raisons 🙂

  7. Bonjour Mel,
    Je me reconnais évidemment dans ton post (bon les définitions et les graphiques sont un peu obscures pour moi) et dans beaucoup de situations que tu décris.
    Par contre j’avoue souffrir beaucoup de mes émotions, de ne pas arriver à 51 ans à les gérer correctement, effectivement je prends tout pour moi, j’ai conscience parfois de croire que je suis le centre du monde et que dès que mon mari ou ma fille font le tête ou sont bizarres c’est de ma faute ! Mais surtout mon hyper-émotivité a amené de terribles attaques de panique dont je n’arrive pas à me défaire et j’ai beaucoup de mal à « faire avec » et à supporter ces ressentis de peur intenses……… Je travaille dessus mais elles sont ancrées en moi depuis des décennies et c’est difficile de tout réécrire.
    Quant à prendre du recul dans une dispute par exemple, je n’y arrive pas, dès que je me mets en retrait je rumine et ma colère se nourrit d’elle-même alors je suis insupportable avec l’autre, le poussant dans ses retranchements où il n’a pas forcément envie d’aller !
    Voilà pour mon expérience et j’avoue qu’en ce moment où je dois faire face au cancer de mon mari , même si je reste quelqu’un d’optimiste et que je vois le meilleur au lieu du pire, mes émotions sont décuplées et je suis épuisée………
    Bonne journée à toi

  8. Salut !

    Je suis tombé sur ton blog par hasard en faisant des recherches sur les personnes zèbres. Tout ça est très récent pour moi. Je n’ai pas encore passé le test, car je suis en angoisse à l’idée de le faire. J’ai peur de ne pas être légitime à le faire, alors qu’à contrario, je me vois dans la quasi totalité de ce que je peux lire, notamment dans ton blog.
    Tous ces articles, toutes ces choses que j’ai pu lire sont comme un ouragan dans mon profond intérieur. J’ai comme la sensation de dépecer mon âme, cellule par cellule, et de faire une rétrospective de ma vie en y voyant plus clair. Cela explique tellement de chose.
    Je me sens tellement, mais tellement moins seule. Je te remercie de partager en tout cas tes expériences. C’est très touchant de te lire. Merci

  9. Merci pour ce superbe article. Ce que ça fait du bien de voir qu’on n’est pas tout seul dans le même cas car on finit par se croire fou à force. J’ai 58 ans et il y a peu de temps que je pense être zèbre. J’ai retrouvé dans mes journaux intimes la trace d’un test de QI au lycée en 1978 où j’écrivais: la moyenne à notre âge 95, j’ai 120 (meilleure 135). Je ne me suis jamais sentie douée, j’ai eu une scolarité moyenne, eu mon Bac au rattrapage, j’ai galéré pour m’adapter au monde adulte: travaillé dans une banque, partie au bout de 6 mois j’ai entamé une fac de psycho que j’ai abandonné ayant raté un partiel car j’étais partie au ski avec des potes et parce qu’on m’avait fracturée ma voiture pour essayer de voler mon auto radio, je ne sais plus si c’est le fait de me sentir « persécutée »qui m’a fait abandonner. J’ai tenté un concours d’inspecteur de police, j’ai passé un concours pour rentrer en école d’infirmière que j’ai réussi. Et vous pensez bien qu’en tant que zèbre j’ai pas tenu le coup. Tous mes stages étaient en gériatrie, niveau scolaire: impeccable je passais en 2è année mais sur le plan moral je suis tombée très très bas et j’ai été obligée de démissionner. J’ai fait un job d’été en crèche où je me suis tellement sentie bien que j’ai passé mon diplôme d’auxiliaire de puériculture et j’ai travaillé en crèche pendant 6 ans jusqu’à ce qu’on apprenne que mon mari était stérile et là travailler auprès d’enfants m’étaient devenue insupportable ne pouvant en avoir moi même alors je suis repartie dans les études en école d’éducateurs de jeunes enfants où je me suis éclatée pendant qu’on rentrait dans le parcours PMA FIV….pour finir après quelques mois de boulot en tant qu’EJE en dépression et reclassée dans les bureaux. Bref nous avons quand même eu 3 enfants par IAD et je n’ai plus travaillé pour les élever. J’ai un long parcours psy depuis 27 ans, consultant lorsque j’avais trop de mal à vivre (décès animaux de compagnie, paroles de sape de parents toxiques…). Et ça s’est aggravé avec la maladie de mon mari, 5 ans de traitements lourds pour leucémie, déménagement, rechute de mon mari et décès. J’ai toujours du mal à vivre, angoissée en permanence et mes 3 enfants à soutenir dans leur vie qui commence donc pas trop le droit de baisser les bras. Bref, lire des témoignages de personnes qui éprouvent les mêmes problématiques que moi (hypersensibilité, hyperémotivité) ça fait du bien. Je vois que beaucoup de personnes font le même constat: on se sent tellement moins seul.
    Alors merci et pardon pour ce long monologue.
    Ecrire fait du bien.

  10. Merci pour votre témoignage!!!! cela me permet de relativiser un peu: Merci! Perso, parfois j’arrive à faire face relativement correctement (d’après ce que me renvoie « les autres », mais actuellement: c’est la cata…. Je prends tout en pleine figure et la gestion: pas géniale… Et ça rumine, encore et encore… Bref, excusez moi, mais je me lâche: j’en ai marre d’être « comme cela »!!!! Et en même temps, je n’aimerai pas être autrement: paradoxal, je le sais. J’ai 49 ans et je vis seule avec mes animaux. Je travaillais dans le social et j’avais pour reproche de trop « ficeler » mes dossiers, de ne pas avoir assez de recul et etc… (MDR)… Du coup, j’ai démissionné.. Pour partir faire des saisons agricoles! (bon j’avoue: c’est pas le top)… Au SMIC, sur exploitée par la plupart de nos chers maraîchers, je survie dans ma campagne où je passe pour une personne « spéciale », voire « bizarre »… Pourquoi me jugent-ils? Il n’ont pas autre chose à faire? Et pour arranger ce tableau: Je suis rentrée dans une précarité financière, fatiguée de ramasser 7/7j des fraises (mardi je passe aux prunes), fourbue, dégoûtée… Voilà… Le reste est déjà dit dans le témoignage que je viens de lire. J’ai l’impression de m’enliser… Mes moments de plaisir: mes balades et baignades avec mon chien: d’ailleurs, je vais de ce pas faire un plouf dans le Lot: c’est interdit mais je ne croise personne et je vais mieux après et ma chienne est ravie! Merci pour m’avoir écouter et peut-être comprise. Sacha
    P.S.: j’ai été diagnostiquée « précoce » en 1982 et ma fille, il y a 2 ans: pour sa part, elle s’éclate aujourd’hui, à 18 ans, sur Paris où elle passe en seconde année à la Sorbonne… Je suis heureuse qu’elle aille, maintenant, bien…. Ce qui n’a pas été le cas avant de quitter notre zone rurale et sa mentalité!

  11. Merci pour ce blog rassurant.

    En pleine découverte de cela à 45 ans suite à un burn out dévastateur. J’entreprends de m’adapter à cette tempête et découverte de mon fonctionnement hypersensible….

    Amicalement

  12. Bonjour Mel,

    Je lis tes articles au fur et à mesure et j’apprend à me reconnaitre car je suis un zébre et je le découvre que maintenant.
    Grâce à tes articles, j’apprends à comprendre qui je suis et cela me fait avancer.
    Merci à toi !

  13. Bonjour Mel
    Bravo.Il y a deux ans que grace a une amie j ai decouvert cette réalité. J ai compris beaucoup de choses et notamment cette sensation d Alien , de décalage permanent.Et cette hypersensibilité que personne ne comprend….qui parait déplacée.
    Je n en ai pas encore trouvé d avantages, a part de ne plus me sentir isolée. Mais en pratisue, où et comment se retrouver entre zebres?Cela sera ma prochaine quête…
    Bizzz sincères.

  14. Bonjour,
    Je ne nierais pas tout l’intérêt de votre (de vos) réflexion(s) sur cette page, mais j’y vois un paradoxe entre ce désir très compréhensible de discrétion, voire d’effacement, et la publicité (au sens de rendre public) que vous faites des « zèbres » (je ne peux m’empêcher de mettre des guillemets). D’ailleurs les commentaires publics des personnes qui s’auto-déclarent comme vous me mettent mal à l’aise car j’y vois une forme d' »impudeur » (toujours des guillemets pour nuancer), incompatible avec ce que vous décrivez, selon moi. Ceci dit, être « zèbre » n’empêche peut être pas d’avoir des paradoxes? (question sincère, et pas ironique)….

    1. Bonsoir,
      Le zèbre est un paradoxe… Tout dépend du zèbre. Avant d’être zèbre nous sommes des êtres humains et nous sommes tous plein de contradictions. Ils nous arrivent de changer d’avis et heureusement ! Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain.

      Je souhaiterais également nuancer votre commentaire, je ne m’autoproclame pas zèbre, je l’ai découvert après quasi deux ans de thérapie et énormément de doutes et remises en question. J’ai fini par passé un test, le WAIS 4 et j’ai été détectée par un professionnel et on m’a mis dans la case zèbre. Peut-être que demain cette case évoluera mais aujourd’hui il n’existe pas d’autres méthodes et l’évaluation de mes aptitudes cognitives m’a valu ce magnifique terme. Je ne fais pas de publicité, je me fous complètement de ce que les gens pensent des surdoués, HPI, philo-cognitifs etc. Qu’ils soient d’accord, pas d’accord, qu’ils pensent que ce sont des conneries ou une phénomène de mode marketing…
      J’écris depuis trois ans sur le blog, j’ai été lu par plus d’un million de personnes, j’ai écrit un livre et réalisé un rêve que j’avais depuis mon adolescence. Jamais j’aurais pensé à la création de ce blog vivre cette aventure. J’ai grandi avec ce blog, les lecteurs et aussi les commentaires, bons ou mauvais, intéressants ou désobligeants. J’essaye toujours d’aider les gens à trouver des réponses car j’aurais aimé découvrir avant d’avoir 30 ans ces particularités car cela m’aurait permis de relativiser beaucoup de situations et de prendre moins de murs.

      Quand au désir de discrétion, je n’aurais pas écrit sur un blog public si je ne souhaitais pas partager mon histoire… Certainement une forme d’égo mais aussi un moyen de me sentir légitime et aussi de respecter mes valeurs qui sont la bienveillance, le partage, l’entraide, comprendre, apprendre, échanger, avancer.
      Quand à l’impudeur… Que savez-vous réellement de moi ? Si vous me croiseriez dans la rue, est-ce que vous me reconnaitriez ? Si on déjeunait ensemble, penseriez-vous tout savoir de moi ? Non, je ne crois pas… Je vous partage uniquement ce que je veux vous partager, le reste m’appartient.

      Je le dis, le répète, je ne suis qu’une femme. Je vous propose mon point de vue mais je n’ai jamais dit que c’était le bon, vous avez tout à fait le droit d’avoir le vôtre.

      Je vous souhaite de trouver vos réponses 🙂
      A bientôt
      Mel

  15. Coucou, je suis/était (je ne sais plus) hypersensible, mais j’ai remarque que depuis quelques années je perd un peu cette faculté du moin pour les films. Jetait capable de faire la différence entre les faits réels et la fiction même sans savoir q’un film étais d’après un histoire vrais car ça me touchait directement, ça me rendais sensible alors que même en regardant un film de guerre, quelq’un qui soufre ne me touchais pas quand c’était du fiction. Je trouve que c’était un qualité, et j’aimerais retrouver cette faculté.

    Quand jetait collégienne et a été chez un psy pour passer le test QI je sais que le score était élève mais je sais pas/plus si je suis zèbre ou juste très inteligente.

    Quand a la situation actuelle, ça me frustre de voir qu’on dit « par équité » que le supermarché ferme tel ou tel rayon alors que les pauvres commerçant qui ne peut pas reste ouvert perte leur moyen de vivre. L’équité est inexistant.

  16. Tu viens clairement de me d’écrire,c’est dingue et je suis pas prof mais formateur et j’ai les même réflexe … J’ai personne avec échanger a ce sujet émotion, travail, injustice mais de part mon passé pas très sympa je refreine beaucoup de violence qui me fait du mal …je supporte de moins en moins la débilité et n’arrive pas à la gérer, tout comme ne rien dire me rend fou ….merci je me sent moins seul

  17. Bonjour et MERCI.
    Il bon de lire les mots justes, de se sentir précisément compris et, de fait, moins seul, moins étrange… Hormis quelques fautes de français parsemées, qui ont morcelé ma lecture (je suis “hypersensible” aux fautes), j’ai pris plaisir à découvrir ces lignes qui me confortent dans la compréhension de qui je suis. Ce tableau me dépeint merveilleusement bien. Je poursuis le chemin pour apprivoiser ce Zèbre que je suis et découvrir le meilleur de lui. J’ai en plus la joie et la grande responsabilité depuis 6 ans d’aider un autre petit zèbre à grandir et à se construire. J’espère l’accompagner au mieux pour qu’il vive sa différence comme une réelle chance.

    Bonne continuation et encore merci!
    Nolwenn

  18. Allard Sabine

    bonjour, merci pour cet article. je suis tombée par hasard dessus, lors de mon insomnie de 4h du mat… pour chercher à comprendre ma fille de bientôt 3 ans et qui ne fait pas encore ses nuits…. La seule « arme » que j’ai trouvé pour l’endormir et la rendormir lors de ses 1 à 2 réveils nocturnes est de l’allaiter, la câliner, la toucher de tout mon amour pour l’apaiser à nouveau pour repartir pour un cycle de sommeil. J’ai l’intuition depuis sa naissance que nous avons affaire à une petite zèbre. Nous faisons son Wippsy le jour de ses 3 ans : le 15/11/22. Coeur énorme sans la moindre once de méchanceté, qui déteste l’injustice, empathique à l’extrême qui pleure quand l’autre a mal, doué d’une compréhension très fine des émotions des autres et qui absorbe tout, qui récite son alphabet en boucle, compte jusqu’à 30, raconte tous les mots, comptines et histoires entendue dans la journée au mots près quand son petit vélo dans la tête en boucle l’empêche de dormir sereinement, qui a pour l’instant besoin d’un tiers et particulièrement de moi pour l’apaiser d’un quart d’heure de sophrologie tous les soirs pour lui apaiser ce vélo après la tétée, après le rituel de l’histoire, après la douche bien chaude pour apaiser la fin de journée, après le repas avec Papa ET Maman, après avoir eu besoin de jouer avec Papa ET Maman pour se sentir exister auprès d’eux et remplir son réservoir affectif, après avoir eu une journée remplie de PS avec son lots de stimuli visuels, sonores, olfactifs, kinesthésiques, émotionnels exacerbés et son lot d’injustices sur la cour, en classe, ses contes de grand méchant loup qui terrifie, ces drames de solitude insupportable du vilain petit canard qui se fait exclure parce qu’il est différent et qu’on a dit de lui qu’il était laid, ce drame quand il faut mettre par deux ces petits papillons et trouver celui qui est tout seul et que c’est une crise de larmes quand on imagine que ce pauvre petit papillon est tout seul… Grand coeur immense qui vit avec intensité incroyable toutes ces émotions. Besoin de réassurance énorme qui a besoin d’aller chercher dans Maman cette réassurance n’étant pas encore capable de la trouver en soi. Malentendus chroniques et jugements de son Papa, de la famille au sens large, d’une mère qu’on taxe de trop fusionnelle ave sa fille, alors que j’essaie au mieux de répondre à ses besoins de réassurance, son besoin énorme de contact physique pour calmer tous les stimuli qu’elle a reçu, avec la limite de ma fatigue, de mes ressources, de mon épuisement. Besoin que mon entourage comprenne vite à qui on a affaire, car ce n’est pas seulement de répondre à ses besoins qui est épuisant, mais c’est aussi et surtout de faire face aux reproches incessants de l’entourage de trop « fusionner » avec elle, sans soutien de leur part pour prendre le relais, qui vient finir de m’assommer. J’ai besoin d’une information claire que l’hypersensibilité émotionnelle peut conduire à nouer avec sa maman un rapport particulier, et que mon rôle est bien de la rassurer, l’apaiser et l’accompagner en grandissant à se faire rassurer aussi par son papa, d’autres personnes proches comme ses grands parents, qd ils auront à leur tour compris (enfin!) à qui ils ont affaire. Mon objectif n’a de cesse que de lui donner à terme les clés pour qu’elle apprenne à se rassurer par elle-même, à respirer calmement quand l’émotion, quelle qu’elle soit, la déborde. Merci pour votre site. Merci de votre témoignage d’expliquer comment vous vivez les choses et que l’hypersensibilité peut conduire à un rapport au monde et aux autres particulier. Dans notre cas, j’essaie de faire au mieux pour répondre aux besoins de ma fille mais j’ai besoin aussi de guidance pour continuer de l’accompagner et de soutien pour faire comprendre à mon entourage comment on peut l’accompagner sans craindre chacun d’être « trop » fusionnel.

  19. Bonjour
    Je suis arrivée tout récemment sur ton blog et j avoue que je suis ravie de lire tes articles qui me font rire même parfois car j adore ta façon d écrire les choses . C est naturel et tellement vrai !
    Ce que tu racontes c est exactement ce que je ressens au fond de moi et découvrir que je ne suis pas la seule à penser ainsi alors ça me rassure !
    Merci et continue ainsi !
    Je suis fan a 300%

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